Récit
de l'expulsion de Ty Disuj à Guigamp
Le 9 janvier vers 9h30 (à J+2) sont intervenus une cinquantaine de gendarmes
basiques venant de toutes les Côtes-d'Armor (environ 20 fourgons et voitures)
ainsi que 65 gardes-mobilLETTES de l'escadron 313 de Nantes (3 cars). L'huissier
demandant (implorant) une dernière fois de vider le lieu, il lui a été
répondu, je cite : CASSE-TOI !
Grâce aux barricades (plan bientôt sur internet, hé hé)
ils durent utiliser un tank-araignée (c'est à dire une pelleteuse
à chenilles) qui leur permit d'ouvrir le portail (bloqué par environ
10 barriques remplies de caillasses et de béton) et la porte d'entrée
(en trois coups de godet), porte qui était blindée et couverte,
comme le reste des ouvertures, de pointes en herse. Précisons que toutes
les barricades ne furent pas utilisées.
Les 8 interpelléEs (13 flics chacunEs) étaient à l'intérieur
mangeant tranquillement des pâtes à la carbonara (mais non, mais
non, ce n'était pas pour narguer...) qu'elles/ils ne purent finir, ni récupérer
!
De plus 2 personnes furent aussi interpellées (une dans un véhicule
en stationnement plus loin et une observant la scène parmi d'autres badauds).
Tout le monde fût libéré vers 17h30 après audition
des gendarmes (pour violation de domicile, vol d'énergie et tags sur la
brigade et sur les véhicules 1 flic 1 balle etc...) par la Brigade de Recherche
Départementale de St Brieuc et le Groupe d'Intervention Spécial
de la Gendarmerie.
Pour ce coup-ci, il ne semble pas y avoir de suite mis à part pour la personne
qui a donné son nom (les 380 Euros habituels).
Les affaires furent récupérées chez le propriétaire.
Un superbe canapé puant lui a été laissé en souvenir.
Précisons que notre ligne commune de refuser de signer, parler, être
pris en photo, donner ses empreintes a peut-être fait abandonner le procureur.
En effet, la rédaction de la convocation au tribunal a été
interrompue en pleine audition.
Encore une fois une expulsion = une ouverture
A très bientôt pour le Festival des Résistances à l'Agression
Policière du 22 au 25 février.
Les Squat toujours EUREUSES du Trégor
Texte envoyé le 14 janvier 2002 par squattregor@caramail.com
Extrait de Cette Semaine #82, fév-mars 2002, p.13