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Mureaux : Un à deux ans de prison pour trois émeutiers d’octobre 2006
(Le 10 janvier 2008)

Un à deux ans de prison pour trois émeutiers d’octobre 2006 aux Mureaux

AFP 10.01.08 | 20h07

Trois hommes âgées de 26 à 43 ans ont été condamnés jeudi à Versailles à des peines de 1 à 2 ans de prison, pour avoir blessé des policiers aux Mureaux (Yvelines) lors d’échauffourées en octobre 2006 qui avaient entraîné une opération policière médiatisée et contestée.

Le conducteur d’une voiture, âgé de 36 ans, un multi-récidiviste dont le refus d’obtempérer lors d’un contrôle routier est à l’origine de l’émeute, s’est vu infliger la peine la plus lourde et a été incarcéré.

Son frère a été relaxé au bénéfice du doute.

Un troisième homme a été condamné à 18 mois de prison, dont 6 avec sursis, et un quatrième prévenu, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt, à été condamné par contumace à 18 mois de prison.

Des échauffourées avaient éclaté le 1er octobre 2006 dans la cité des Musiciens aux Mureaux, théâtre de nombreuses émeutes, notamment en novembre 2005.

Après un refus d’obtempérer lors d’un contrôle routier, 130 à 250 habitants de ce quartier pauvre s’étaient opposés aux policiers, dont sept avaient été légèrement blessés. Une voiture de police avait été brûlée.

Le 4 octobre au matin, une centaine de policiers, accompagnés d’une nuée de journalistes, étaient intervenus pour arrêter quatre personnes et récupérer des flash-ball, des munitions et des radios dérobées. Une seule avait été interpellée, plusieurs appartements avaient été perquisitionnés dont certains, selon des habitants, par erreur.

Cette intervention avait déclenché une controverse sur son déroulement et sa médiatisation, le ministère de l’Intérieur assurant "n’être en rien à l’origine" de la présence de la presse.

La procureure avait requis 18 mois de prison contre trois des quatre prévenus poursuivis pour participation à un attroupement avec une arme et violences aggravées sur des policiers, ayant entraîné des interruptions temporaires de travail allant jusqu’à dix jours.

Contre le quatrième prévenu, le conducteur à l’origine du différend, 2 ans dont 6 mois avec sursis avaient été requis.

"Il s’agit là de faits graves commis par des multirécidivistes qui ont une haine contre la police, haine qui est le seul moteur de leur action", a-t-elle estimé.

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