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Fontenay-sous-Bois : trois camarades mis en examen pour un fumigène dans le Val-de-Marne
(Le 23 janvier 2008)

23 janvier 2008

Fontenay-sous-Bois : trois camarades mis en examen pour un fumigène dans le Val-de-Marne

Samedi 19 janvier en début d’après-midi dans le Val de Marne, 2 personnes se font contrôler par la BAC en rentrant dans leur voiture. Les policiers procèdent à une fouille et trouvent un fumigène "fait soi-même". A ce moment là, un ami passe par là et se fait également embarquer.

Au commissariat, les 3 personnes étant fichées politiquement par les RG, les flics s’emballent : le fumigène devient tout à coup un produit explosif. Les 3 sont alors placés en garde-à-vue (pour 48h) pour association de malfaiteurs, détention et transport de produits incendiaires ou explosifs. La seule chose qu’ils déclarent pendant ces 48 heures, c’est que c’est un fumigène et que les autres accusations sont fausses. Certains de leurs habits sont enlevés de force pour être analysés par la police scientifique. Ils refusent d’être signalisés (photographie, empreintes digitales et ADN).

Le dimanche matin à 8h à Bagnolet (93), le domicile de deux d’entre eux a été perquisitionné pendant 2 heures. Emportés dans leur délire anti-terroriste, la police judiciaire du Val de Marne convoque le déminage, la police criminelle, les RG, et même la brigade anti-terroriste. Evidemment, ils ne trouvent rien d’autre qu’un peu de littérature anti-autoritaire placée sous scellés. La brigade anti-terroriste n’est pas saisie de l’"affaire" puisqu’ils n’ont rien trouvé. Les policiers laissent un appartement ravagé (meubles explosés, matelas éventrés, porte défoncée...)

Au bout de 48 heures, les 3 sont déferrés au parquet de Créteil. Ils passent devant le juge d’instruction qui leur annonce leur mise en examen et l’ouverture d’une enquête pour : *association de malfaiteurs *détention et transport de produits incendiaires ou explosifs en vue de commettre des destructions ou des atteintes aux personnes *refus de se soumettre aux empreintes digitales, ADN et aux photos.

Suite à ça, ils passent à huis clos devant le juge des libertés et de la détention. Les deux premiers arrêtés sont incarcérés à Fresnes et Villepinte en attente du procès. Le troisième est relâché et mis sous contrôle judiciaire. La date du procès n’a pas été fixée parce que le juge d’instruction estime que l’enquête n’est pas close : il est clair que c’est les idées et les pratiques anti-autoritaires qui sont visées par ces investigations.

Exprimons notre solidarité aux copains enfermés pour des idées qui sont aussi les nôtres.

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Le Parisien - mardi 22 janvier 2008

Les anarchistes transportaient une bombe artisanale en kit

ILS N’ONT pas décroché un mot, ont refusé qu’on les prenne en photo, qu’on relève leurs empreintes digitales, et qu’on prélève un peu de leur salive pour leurs ADN. Les trois hommes arrêtés samedi à Fontenay-sous-Bois par la BAC sont soupçonnés d’avoir voulu fabriquer une bombe.

Ils ont été repérés à la limite de Montreuil (Seine-Saint-Denis) alors qu’ils s’apprêtaient à monter dans une voiture.

Les policiers ont trouvé leur comportement bizarre et ont voulu les contrôler. Le trio a alors cherché à s’enfuir. Dans le coffre de leur voiture, des sacs contenant un mélange de chlorate de sodium et de sucre pesant 2,480 kilos, des clous tordus et de l’allume-feu. Autant d’éléments qui entrent dans la composition d’une bombe artisanale comme les « pipe bombs ». Ces trois hommes âgés de 34 et 35 ans se sont réclamés d’une mouvance « anarcho-autonome ». Deux d’entre eux ont été formellement identifiés. Habitant Bagnolet en Seine-Saint-Denis, ils animent une association de parcours acrobatiques dans les arbres. Quelques doutes subsistaient hier soir sur l’identité du troisième. Ils ont été déférés devant un juge d’instruction qui les a mis en examen pour transport et détention de bande organisée d’éléments composant un engin incendiaire explosif, préparation d’une destruction, et association de malfaiteurs en vue de commettre une destruction. Le parquet a requis leur incarcération mais c’est le juge des libertés et de la détention qui devaient trancher dans la soirée.

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