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Rennes : Feu sur le chantier de la prison, 2 gardes à vue
(Le 5 juin 2008)

Feu sur le chantier de la prison : 2 gardes à vue

Dans le cadre de l’enquête sur un incendie qui, en 2004 à Rennes, avait causé de gros dégâts, deux femmes ont été placées en garde à vue, mardi à Paris.

Mardi matin, la sociologue, chercheuse et enseignante Gwenola Ricordeau, 32 ans, a été interpellée à Paris, par des gendarmes de Rennes. Elle a été placée en garde à vue dans la capitale, en compagnie d’une autre femme. Les gendarmes ont agi dans le cadre d’une enquête sur un incendie volontaire remontant à février 2004. Des cocktails molotov avaient détruit une pelleteuse, une tractopelle et un groupe électrogène, sur le chantier de la future prison des hommes de Rennes.

Quatre ans après les faits

Ce centre de détention de 700 places doit ouvrir l’an prochain, et remplacer la vieille prison Jacques-Cartier. Les dégâts causés par cet incendie avaient été estimés à 200 000 €.

Le parquet de Rennes avait ouvert une information judiciaire. La juge d’instruction saisie avait confié l’enquête à la brigade de recherches de la gendarmerie d’Ille-et-Vilaine. Quatre ans après les faits, ce sont ces gendarmes qui ont procédé aux deux interpellations, mardi à Paris, dans le cadre d’une commission rogatoire décernée par la juge rennaise.

Sur les sites Internet qui évoquaient hier ces gardes à vue, Gwenola Ricordeau est présentée comme « militante anti-carcérale ». Après avoir travaillé à l’université de Paris-IV (La Sorbonne) en 2003-2004, la jeune femme était plus récemment attachée temporaire d’enseignement et de recherche (Ater) à l’université de Lille-III.

Véritable spécialiste du monde carcéral, elle est l’auteure, entre autres ouvrages, d’un livre, paru cette année aux Éditions Autrement. Il est intitulé Les détenus et leurs proches : solidarités et sentiments à l’ombre des murs. Cet ouvrage est tiré d’un doctorat en sciences sociales. Gwenola Ricordeau devait être l’invitée de France Culture, pour parler de son livre, hier après-midi.

À l’issue des deux gardes à vue, la juge d’instruction rennaise aura le choix. Soit procéder à des mises en examen pour destruction volontaire par moyen dangereux, ou complicité. Soit considérer que les deux femmes ne sont pas impliquées dans cette affaire, et poursuivre son instruction dans une autre direction.

Ouest France, jeudi 05 juin 2008

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15:59 - jeudi 05 juin 2008

Dégradations sur le chantier de la prison : la sociologue libérée hier soir

Gwenola Ricordeau, 32 ans, placée en garde à vue mardi à Paris, par les gendarmes de Rennes, a été remise en liberté hier soir vers 21 h. Les enquêteurs agissaient sous commission rogatoire dans l’affaire des dégradations sur le chantier de la future prison de Rennes en 2004 à Vezin-le-Coquet. Des engins avaient été incendiés. Deux autres personnes, un homme et une femme, ont recouvré eux aussi leur liberté après avoir été entendus en garde à vue.

Gwenola Ricordeau, sociologue, est l’auteure d’ouvrages critiques sur le monde carcéral. Son interpellation avait soulevé l’indignation de nombreux militants. Un rassemblement de soutien avait même été prévu à Paris aujourd’hui si la garde à vue s’était poursuivie.

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vendredi 06 juin 2008, Ouest France

Chantier de la prison : suspects remis en liberté

La sociologue Gwenola Ricordeau, 32 ans, a été remise en liberté, mercredi soir, après avoir été placée en garde à vue par les gendarmes de Rennes à Paris. Les enquêteurs mènent des investigations sur l’incendie, en février 2004, du chantier de la future prison de Vezin-le-Coquet (Ille-et-Vilaine). Deux autres suspects ont recouvré la liberté après leur audition. Un renseignement avait été recueilli, faisant état de la présence de l’un des trois suspects à Vezin-le-Coquet le soir de l’incendie. L’interpellation de Gwenola Ricordeau avait suscité l’émoi dans les milieux militants de la mouvance anarchiste autonome. Un rassemblement devait être organisé, jeudi, à Paris, au cas où la garde à vue se serait prolongée.

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Ouest France, vendredi 13 février 2004

Le chantier de la future prison incendié

Des cocktails molotov lancés sur plusieurs engins à Rennes

Plusieurs matériels, dont une pelleteuse, ont été détruits par des engins incendiaires sur le chantier de démolition des anciens abattoirs de Rennes, route de Lorient. Le site accueillera le futur centre pénitentiaire de la ville en 2007.

Mauvaise surprise pour les conducteurs de deux pelleteuses, lundi matin, à la reprise du travail. L’un des engins avait été entièrement détruit par les flammes. « Il faisait encore nuit à 7 h. J’ai trouvé que l’engin avait une drôle de couleur. On aurait dit qu’il avait été peint en noir. » Dans un décor couvert de tags, le conducteur, Slimane Sibah, domicilié à Angers, s’attendait à tout. Mais il ne pouvait imaginer que son outil de travail serait la cible de cocktails molotov. C’est pourtant ce qui s’est produit dans la nuit de dimanche à lundi, sur le site des anciens abattoirs de Rennes, près de la route de Lorient. Avec la pelleteuse, ont été détruits selon le même procédé un tractopelle et un groupe électrogène, propriété de la société Occamat, installée près de Segré (Maine-et-Loire). La seconde pelleteuse du chantier a failli connaître le même sort. Un cocktail molotov a été retrouvé à bord par le conducteur.

Les démolisseurs sont à pied d’oeuvre depuis un mois sur le site qui accueillera le futur centre pénitentiaire de la ville. Là sera construite une prison de 600 places, laquelle devrait ouvrir ses portes en 2007. En commençant ce chantier, les deux conducteurs, Slimane Sibah et Jean-Yves Riou, ont eu un aperçu du climat dans le quartier. « Nos bungalows tout neufs ont été tagués dès notre arrivée. » Lors du dernier week-end, deux tags en forme de tête de mort avaient été tracés sur la pelleteuse. Il fallait certainement y voir un avertissement. Pourtant les deux hommes n’ont eu aucun contact avec les occupants d’un lieu qui devait être un sanctuaire pour les squatters. « Ils n’ont sans doute pas aimé qu’on les déloge, remarque Jean-Yves Riou. Mais où va-t-on ? J’ai déjà travaillé dans des quartiers chauds. C’est la première fois que je vois ça. »

Les dégâts sont estimés à 200 000 euros. Le parquet de Rennes fait procéder à l’analyse des engins incendiaires et se garde pour le moment de faire le rapprochement avec la future prison. L’enquête a été confiée aux gendarmes de Pacé. Quant au chantier, il suit son cours, mais prend du retard. La pelleteuse de remplacement devrait être livrée lundi.

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