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Vincennes : douze sans-papiers en liberté
(Le 24 juin 2008)

Vincennes : douze sans-papiers en liberté

Suite à l’incendie du centre de rétention de Vincennes dimanche, 11 étrangers ont été libérés pour faute de procédure, un douzième a disparu depuis le sinistre, selon France Info.

LIBERATION.FR : mardi 24 juin 2008

On en compte douze. Douze sans-papiers du centre de rétention de Vincennes (CRA) se sont volatilisés, selon France Info. Disparus dans la nature. L’un d’entre eux manque à l’appel depuis l’incendie qui a entièrement détruit le CRA dimanche, profitant sans doute du "flottement" lors "du comptage des étrangers", selon la préfecture de police.

Les autres ont tout simplement été libérés. Dans la panique qui a suivi les transferts des sans-papiers vers Lille, Nîmes ou Palaiseau, certains avocats et associations ont flairé les vices de procédure. Et les ont facilement débusqués. Plusieurs étrangers devaient par exemple être entendus hier par un juge des libertés à Paris. Or ils ne pouvaient être présents au rendez-vous puisqu’ils avaient été transférés en province. Résultat, huit d’entre eux ont été relachés. Une autre personne sans papiers a été libérée, parce que lors de son transfert à Lille, les autorités ont oublié de prévenir les Parquets concernés.

L’incendie, puis la libération de certains détenus a quelque peu crispé le gouvernement. Ainsi, Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP, s’en est pris directement aux associations de défense des sans-papiers, les accusant d’être en partie responsables du sinistre et d’entretenir un climat de tension dans le CRA. "Il n’est pas tolérable que des collectifs, type RESF (Réseau Education Sans Frontières) viennent faire des provocations aux abords de ces centres au risque de mettre en danger des étrangers retenus", a déclaré M. Lefebvre dans un communiqué.

Ces déclarations ont provoqué un tollé des associations et de la gauche. RESF a rétorqué que la "responsabilité" de l’incendie incombait au ministre de l’Immigration Brice Hortefeux et au président Sarkozy dont la politique "condamne (les étrangers en situation irrégulière) à la terreur tant qu’ils sont libres, au désespoir complet quand ils sont internés et en attente de leur bannissement".

Pour le député PS Pierre Moscovici, "ce que montre cet accident très grave, c’est qu’on ne peut pas traiter les immigrés, quelle que soit leur situation légale ou illégale, quelle que soit la volonté de les reconduire ou pas, dans des conditions inhumaines".

Ne relevant pas les critiques de la gauche, François Fillon a affirmé aujourd’hui qu’il ne changerait rien à la politique d’immigration du gouvernement. "C’est une politique de respect des lois (...) On n’a pas à être sur le territoire national quand on n’a pas les papiers et l’autorisation pour y être", a-t-il affirmé. Le Premier ministre a rejeté toute faute du gouvernement, déclarant que "ce qui conduit à des situations explosives, c’est l’importance de l’immigration", et rien d’autre.

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