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Vers une privatisation du transport des étrangers retenus...
(Le 3 juillet 2008)

Les policiers inquiets d’une privatisation du transport des étrangers retenus

LE MONDE | 03.07.08 | 15h09

Un avion est déjà loué à une compagnie privée pour assurer des expulsions d’étrangers en situation irrégulière. La police aux frontières (PAF) recourt désormais aux services d’une société de transport privée pour assurer le transfert des retenus des centres de rétention administrative (CRA) vers les aéroports ou vers les tribunaux.

Ainsi, au CRA de Palaiseau (Essonne), les étrangers en instance d’expulsion ne sont plus escortés au moyen d’un véhicule de la police nationale. Mais, selon leur nombre, ils sont transportés à bord d’un monospace de type Renault Scénic ou d’un minibus, conduit par un chauffeur privé de la société de cars Nedroma de Grigny, comme le révélait Le Parisien dans son édition du 2 juillet.

Pour l’heure, une telle externalisation reste expérimentée sur un seul site. Mais les policiers craignent que, dans le cadre de la revue générale des politiques publiques, l’Etat ne finisse par étendre ce type de sous-traitance. Or il s’agit là d’une "mission régalienne de l’Etat", rappellent Nicolas Comte, du syndicat général de la police FO, comme Yannick Danio, de l’UNSA Police. "Cette mission exige une déontologie que n’ont pas les chauffeurs privés. Nous, policiers, sommes formés et soumis à certaines règles", insistent-ils. Se pose aussi, selon eux, un problème de sécurité, d’autant que "les retenus sont prêts à tout pour ne pas être expulsés".

Cependant, seul le transport en tant que tel est externalisé. Les sans-papiers escortés restent pris en charge par les agents (trois fonctionnaires par étranger) de l’Unité nationale d’escorte, de soutien et d’intervention (Unesi).

"Pour l’instant, il ne s’agit que de la conduite des véhicules, mais on peut craindre qu’un jour l’Etat finisse par externaliser l’ensemble de la mission. Dans d’autres pays, ils vont jusqu’à confier les reconduites à des sociétés de sécurité privées", relève Nicolas Comte.

Dans l’entourage du ministre de l’immigration, on assure qu’"il n’est pas envisagé de recourir à des prestataires externes pour l’ensemble du transport des retenus. Il va de soi que les escortes doivent continuer à être assurées par des policiers ou des gendarmes".

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