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Mise en place de la nouvelle Direction centrale du renseignement intérieur
(Le 1er juillet 2008)

Mise en place de la nouvelle Direction centrale du renseignement intérieur

AP | 01.07.2008 | 19:36

La nouvelle Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) a été officiellement mise en place mardi à Levallois-Perret (Hauts de Seine). Cette nouvelle structure est issue de la fusion des Renseignements généraux et de la Direction du surveillance du territoire (DST), le contre-espionnage français.

Voulu depuis longtemps par Nicolas Sarkozy, qui s’était heurté à l’opposition de Jacques Chirac, ce grand service a été initié par Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur. "Dans le contexte actuel mondial, la nation a besoin d’un renseignement fiable et efficace", avait-elle affirmé aux journalistes le 13 septembre 2007 lors d’une visite dans les locaux modernes et sécurisés occupés par les RG et la DST. "C’est une exigence absolue de notre sécurité."

La DCRI est dirigée par le Préfet Bernard Squarcini, un proche du président, qui fut longtemps le numéro deux des Renseignements généraux dont la direction lui avait échappé en 1984 après un veto chiraquien. Il est épaulé par deux directeurs, Patrick Calvar, un ancien de la DST et René Bailly, issu des RG qui commanderont 175 commissaires de police.

Avec 4.000 policiers, dont 1.800 sont basés à Levallois-Perret dans un immeuble qui comprend également la Sous-direction antiterroriste (SDAT) de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), la DCRI se voit confier plusieurs missions : le contre-espionnage et la contre-ingérence, le contre-terrorisme et la protection des institutions, la protection du patrimoine et l’intelligence économique. La lutte contre le terrorisme islamique apparaît d’ores et déjà l’objectif numéro un de ce service qui dispose de moyens d’enquête sophistiqués.

Cette réforme exceptionnelle n’affectera pas la capitale qui là encore continue à cultiver sa différence avec des services aux périmètres et aux sigles différents. Les "RG-PP" (Préfecture de police de Paris), forts de 700 policiers, resteront autonomes et sont rebaptisés direction du renseignement (DR-PP).

Un millier de policiers chargés du suivi de l’opinion publique, des conflits sociaux, des violences urbaines et de la lutte contre l’économie souterraine au sein des RG sont reversés dans la nouvelle Sous-direction de l’information générale (SDIG), créée au sein de la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP). Un transfert auquel les syndicats s’étaient opposés dans un premier temps craignant que la "culture RG" soient diluée dans des services départementaux dédiés à des missions de police plus classique.

Les fonctionnaires qui étaient eux affectés à la Sous-direction des courses et jeux des RG rejoignent eux les effectifs de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).

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mercredi 02.07.2008, 05:02 - La Voix du Nord

Bernard Squarcini, dit « le Squale », à la tête du FBI à la française

Le préfet Bernard Squarcini, 52 ans, est le premier patron de la nouvelle Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) qui a vu le jour hier. Proche de Nicolas Sarkozy, il est considéré comme un « as du renseignement ». Surnommé « le Squale » ou « Squarc », ce fils de policier, petit-fils de berger corse, était directeur de la surveillance du territoire (DST) depuis le 27 juin 2007, après avoir été numéro 2 des Renseignements généraux (RG). Ces deux services sont fondus dans une seule et même entité, la DCRI. Aux RG, il était le spécialiste incontesté du terrorisme basque, islamiste ou corse. Il est notamment le « tombeur » d’Yvan Colonna, assassin présumé du préfet Claude Érignac.

Jovial, rond, affable, le verbe facile - « ce qui est rare pour un homme du Renseignement », selon ses interlocuteurs -, il connaît le prix de la discrétion. Il est très au fait des arcanes de l’île de Beauté où il passe régulièrement ses vacances. C’est par cette connaissance du terrain corse qu’il s’est fait remarquer par Nicolas Sarkozy.

Durant la campagne électorale et l’affaire Clearstream, M. Squarcini, en dépit de problèmes de santé, aurait joué les démineurs pour le futur président de la République. En 2004, le ministre de l’Intérieur, Dominique de Villepin, s’était opposé à sa nomination à la tête des RG...

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