Revenir aux brèves

Actions directes

Afrique

Allemagne

Amérique du Sud

Antifascisme

Asie

Australie

Belgique

Canada

Ecoles

Espagne

Etats-Unis

Europe

Faux-amis

Grèce

Italie

Keufs, juges, contrôleurs, militaires, journalistes...

Libération animale

Monde

Moyen/Proche-Orient

Notes critiques

Nuisances et Technologies

Parutions

Pays-Bas

Prisons & Centres de rétention

Publicité

Repression et Propagande policiere

Réacs de tous poils

Russie/Ukraine/Biélorussie

Solidarité(s)

Squats

Suisse

Turquie

Revenir à Cette Semaine

Vitry (Marne) : vaste descente de police suite aux émeutes de juin 2008
(Le 15 octobre 2008)

Emeutes à Vitry (Marne) : 28 arrestations

LA POPULATION de Vitry-le-François les attendait depuis des semaines. Elles ont été effectuées hier matin, aux aurores. Dès 6 h 30, déployant d’impressionnants moyens, les gendarmes ont procédé à une vague d’interpellations quatre mois, jour pour jour, après le déferlement de violence qui a sévi sur la cité rose, dans la nuit du 14 au 15 juin dernier. Pour rappel, cette nuit-là, deux pompiers, deux gendarmes et cinq habitants avaient été sérieusement blessés, quelque 90 voitures dégradées ou détruites par le feu, la gare entièrement saccagée. Des dégâts qui s’évaluent aujourd’hui à 600.000 euros (lire ci-contre).

Au total, les forces de l’ordre ont arrêté 28 personnes sur les 35 qu’ils soupçonnent d’être les auteurs ou d’avoir participé aux violences et aux dégradations volontaires au cours des émeutes. Sur ces 28 personnes, 25 Vitryats ont été arrêtés, essentiellement dans le quartier de Rome Saint-Charles, d’autres au Hamois et à la Fauvarge. En outre, 2 personnes ont été appréhendées à Reims et 1 à Metz. Parmi elles, six mineurs. Un bilan positif pour les gendarmes même si tous les individus suspectés n’ont pas encore été arrêtés. « S’ils ne l’ont pas été, c’est parce qu’ils n’étaient pas chez eux et non parce qu’ils ont communiqué entre eux. Mais ils vont l’être incessamment sous peu », informait hier matin le capitaine Besson, officier de communication. D’ailleurs, à midi, deux personnes étaient encore interpellées. Pour effectuer ces arrestations, de gros moyens ont été engagés : un hélicoptère et quelque 330 hommes de la compagnie de gendarmerie de Vitry-le-François, des escadrons mobiles venus de Metz, Auxerre et Verdun ainsi que des hommes appartenant à quatre équipes cynophiles. L’effet de surprise a voulu être total. La finalité : agir par le choc et avec rapidité. « Il n’y a eu aucune fuite et cela était très important pour nous. Et notre but a été atteint : la plupart des personnes ont été sorties du lit. »

Cette vague d’interpellations se serait déroulée en toute sécurité pour les gendarmes, notamment grâce aux hommes déployés sur le terrain et au phare de l’hélicoptère du détachement aérien de Metz, qui a tourné jusqu’à 9 h 30. « L’hélicoptère a permis de prévenir d’éventuelles embuscades. » Ces arrestations se seraient également déroulées sans trop soucis pour la population : le collège a pu effectuer sa rentrée normalement, les cars scolaires accomplir le ramassage et le centre commercial ouvrir à l’heure habituelle. « Il n’y a eu qu’un souci dans une famille où une mère de famille a fait un malaise. Les pompiers sont intervenus et l’ont secourue. »

Parmi les personnes interpellées, la plupart ne font pas partie du grand banditisme, affirme le capitaine Besson. « Certaines habitent toujours chez leurs parents et vont à l’école. » Mais parmi les personnes visées, certaines représentaient néanmoins une menace pour les forces de l’ordre. « Elles ont des casiers judiciaires importants et sont violentes, plus que d’autres. Pour ces personnes, c’est l’escadron de peloton d’intervention de gendarmerie qui est intervenu. » L’équivalent d’une unité d’élite situé juste en dessous du GIGN.

Évidemment, la crainte de certains habitants, c’est le retour des violences suite aux arrestations. Mais le message envoyé par les gendarmes est fort : l’impunité ne gagnera pas du terrain. « Deux escadrons (150 hommes) seront constamment sur place, le temps qu’il faudra. » Pour les gendarmes, mettre les moyens reste une priorité. Et en cas de débordement, les forces de l’ordre préviennent : « Les interpellations seront immédiates. »

Union de Reims, 15 octobre 2008

********

ÉMEUTES : Gardes à vue prolongées

La garde à vue de la trentaine de jeunes gens, dont 6 mineurs, interpellés mardi dans le cadre de l’enquête sur les violences urbaines en juin à Vitry-le-François (Marne), a été prolongée mercredi de 24 heures.

Au total 30 personnes - dont une jeune fille - ont été interpellées et placées en garde à vue depuis mardi matin à la suite d’une vaste opération menée par les gendarmes essentiellement dans deux quartiers de Vitry-le-François, mais également à Reims et Metz.

Les militaires agissent dans le cadre d’une information judiciaire ouverte après des violences ayant éclaté dans la nuit du 14 au 15 juin dans la ville à la suite du meurtre d’un homme de 23 ans. Le meurtrier présumé, un ancien militaire de 22 ans, avait été rapidement interpellé, mis en examen et écroué.

"L’enquête avance très favorablement. Il devrait y avoir encore d’autres interpellations", alors que cinq personnes sont toujours recherchées, a précisé le capitaine Patrick Besson, officier de communication de la région de gendarmerie de Champagne-Ardenne. "Il n’y a eu aucun incident à déplorer" à Vitry depuis les interpellations, a ajouté l’officier. Une centaine de gendarmes doivent rester déployés quelques jours dans cette ville de 17.000 habitants, pour s’assurer que la situation reste calme.

Lors des violences mi-juin, une cinquantaine de jeunes avaient dégradé et incendié des bâtiments ainsi que des véhicules, pour un préjudice estimé à 600.000 euros. Une dizaine de personnes avaient été légèrement blessées, notamment parmi les forces de l’ordre et les pompiers. Le jeune homme tué, qui n’était pas connu des services de police, accompagnait apparemment un groupe de personnes avec lequel le meurtrier présumé avait un différend concernant un trafic de cannabis.

L’Union de Reims, 15 octobre 2008

Suivant
Imprimer l'article