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SNCF : neuf militants de l’ultragauche devant un juge
(Le 14 novembre 2008)

SNCF : neuf militants de l’ultragauche devant un juge

Figaro, 14/11/2008 | Mise à jour : 20:53

Cinq d’entre eux sont soupçonnés d’avoir participé aux récents sabotages de plusieurs caténaires.

Les neuf suspects interpellés mardi dans le cadre de l’enquête sur les sabotages de caténaires SNCF doivent être présentés ce samedi à un juge antiterroriste en vue de leur mise en examen pour « association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste ». Soupçonnés d’avoir voulu semer le désordre social, cinq d’entre eux devraient être en outre poursuivis pour « dégradations sur des lignes ferroviaires ».

Ouverture d’une information judiciaire pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Quatre jours après l’interpellation de dix suspects (une femme a depuis été relâchée) issus de l’ultra-gauche dans l’enquête sur la vague de sabotages ayant visé la SNCF, le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, a annoncé hier soir l’ouverture d’une information judiciaire pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Membre d’un noyau militant créé en 2002 et baptisé la « cellule invisible », les quatre hommes et six femmes faisaient l’objet d’une enquête préliminaire ouverte en avril dernier sur la base d’informations collectées par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et transmises à la sous-direction antiterroriste (SDAT).

Plusieurs éléments de preuve matérielle. Si le dossier ne comporte ni trace ADN, ni empreinte digitale, deux des suspects ont été aperçus par la police alors qu’ils marchaient sur une voie de service de la SNCF dans la nuit du 7 au 8 novembre, près de Dhuisy, (Seine-et-Marne), à l’endroit précis où une caténaire allait être endommagée quelques heures plus tard. Là, les militants ont été vus en train de jeter dans une poubelle une carte des voies SNCF, un manuel ferroviaire ainsi qu’une lampe frontale du même modèle que celle qui a été découverte lors de la perquisition menée à Tarnac (Corrèze), dans la ferme qu’occupait le petit groupe. Lors de cette opération, la police a par ailleurs mis la main sur une perche dotée d’un manche isolant qui, selon Jean-Claude Marin, a vraisemblablement été utilisée pour accrocher le fer à béton au pylône. Enfin, un livre intitulé L’Insurrection qui vient a été découvert au même endroit. Selon les déclarations d’un suspect, ce document aurait été rédigé par Julien C., « cerveau » présumé du groupuscule. Cependant, d’autres membres du groupe pourraient se trouver encore en liberté - le sabotage de Senlis, la même nuit, ne pouvant pas être imputé aux dix suspects interpellés.

Un activisme avéré en France et à l’étranger.« Animés par une philosophie d’insurrection contre les institutions » , selon Jean-Claude Marin, ces militants âgés de 22 à 35, diplômés de grandes écoles ou de seconds cycles universitaires, sont surveillés depuis janvier dernier par les policiers français qui, en relation avec le FBI américain, avaient identifié Julien C. et un de ses « camarades » lors d’une manifestation anarchiste violente à Times Square, devant un bureau de recrutement de l’armée américaine. Entre-temps, Julien C. et sa compagne, Yldune, avaient été contrôlés à la frontière canadienne qu’ils voulaient franchir sans papier. Dans leur voiture, les douaniers avaient découvert de la littérature anarchiste ainsi que des photos du centre de recrutement qui, le 6 mars, a été la cible d’un attentat à l’explosif. Par ailleurs, certains militants auraient été repérés dès 2001 participant aux émeutes du G8 à Gênes en Italie ou aux mouvements étudiants houleux organisés peu auparavant à Thessalonique en Grèce. En France, les présumés saboteurs auraient participé aux échauffourées contre la politique européenne d’immigration le 4 novembre dernier à Vichy.

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Sabotages SNCF : la "cellule invisible" risque 20 ans de prison

Par LEXPRESS.fr, publié le 14/11/2008 18:45

Neuf des 10 personnes en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur les dégradations d’installations SNCF seront déférées samedi devant un juge d’instruction. Mises en examen pour association de malfaiteurs à vocation terroriste, elles risquent de 10 à 20 ans de prison.

Neuf des dix personnes en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur les dégradations visant les installations SNCF seront déférées samedi 15 novembre devant un ou deux juges d’instruction de la section antiterroriste, a expliqué vendredi le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin.

Agés de 22 à 34 ans, les neuf prévenus seront séparés en deux groupes. Le premier, comptant 5 personnes, sera mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et dégradatiosen réunions. Ils risquent 20 ans de prison. Présentées comme appartenant à l’ultra-gauche, ces 5 personnes sont en effet soupçonnées d’être directement impliquées dans les dégradations contre les caténaires et les lignes SNCF. Parmi elles figure Julien C., présenté par le procureur comme "le chef du groupe", rédacteur d’un manuel de lutte armée.

Les quatre autres prévenus seront eux aussi mis en examen pour association de malfaiteurs mais sans que les enquêteurs puissent les impliquer directement dans les actes de sabotage. Ils risquent donc 10 ans de prison.

Le procureur de Paris a décrit le groupe, qualifié de "cellule invisible", comme étant soudé et solidaire durant la garde à vue. Se servant de leur base de repli de la ferme du Goutailloux, à Tarnac (Corrèze), ces membres supposés de la mouvance autonome étaient en relation avec d’autres cellules du même type en Allemagne, Grèce, Italie et Etats-Unis. Les enquêteurs les soupçonnent d’avoir également participé à des actions violentes internationales.

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TGV sabotés : vers la mise en examen des suspects

Le Parisien, 14.11.2008, 20h46

Ils s’étaient baptisés la Cellule invisible. Les neuf personnes appartenant à l’ultra-gauche, interpellées mardi après les sabotages de caténaires sur des lignes TGV, vont être déférées devant le juge d’instruction samedi en vue d’une mise en examen, pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », a annoncé vendredi le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, lors d’une conférence de presse.

Ces neuf personnes, quatre hommes et cinq femmes, âgés de 22 à 34 ans, sont interrogées depuis plus de 72 heures dans les locaux de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), à Levallois (Hauts-de-Seine). Si les suspects ont été peu diserts lors de leur garde à vue, et en l’absence de preuve formelle, notamment ADN, de leur implication directe, les réquisitions de mise en examen formulées par le parquet signifient que celui-ci considère disposer d’« indices graves et concordants ». La police antiterroriste soupçonne ces jeunes gens d’être à l’origine de cinq actes de malveillance commis le 26 octobre et dans la nuit de vendredi à samedi, qui ont gravement affecté le trafic TGV.

Un noyau dur autour de Julien Coupat

Au sein de cette Cellule invisible, le procureur a distingué deux groupes selon leur degré d’implication présumé. Le premier, une sorte de « noyau dur », est composé de cinq personnes soupçonnées d’avoir eu un rôle dans les sabotages de caténaires, a précisé M. Marin. Son chef présumé, Julien Coupat, 34 ans, est soupçonné d’avoir « dirigé une structure à vocation terroriste », un crime passible de 20 ans de réclusion.

Avec lui, sa petite amie, deux femmes et un homme « ont en commun d’avoir participé à une association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et d’être les auteurs de dégradations en réunion dans une perspective terroriste », délits passibles de dix ans d’emprisonnement, a affirmé Jean-Claude Marin.

Deux d’entre elles ont été aperçues à proximité des lieux d’une des dégradations en Seine-et-Marne dans la nuit du 7 au 8 novembre. Les trois autres ont été l’objet d’un contrôle routier près de deux autres sites dans l’Oise la même nuit. Le parquet a requis des mandats de dépôt à l’encontre des cinq.

Il compte requérir à l’encontre des quatre membres du second groupe (deux femmes et deux hommes) une mise en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

Les deux enquêtes réunies

Ces neuf personnes étaient sous surveillance dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte le 16 avril sur « les activités d’un petit groupe de jeunes gens versant dans la contestation violente », selon le procureur, qui avait ouvert lundi une enquête de flagrance après les dégradations. « Ces deux enquêtes ne forment aujourd’hui plus qu’une procédure », a-t-il souligné.

Dans cette affaire, une dixième personne avait été également interpellée à Baccarat (Meurthe-et-Moselle). Une femme âgée de 64 ans et mère d’une des suspectes. Elle avait été notamment interrogée sur ses fréquentes visites à la ferme Le Goutailloux à Tarnac (Corrèze), où vivait une partie du groupe, avant d’être remise en liberté jeudi en fin d’après-midi.

Toutes avaient été arrêtées dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte le 16 avril contre les agissements et intentions prêtés à un groupuscule de la mouvance anarcho-autonome, et non dans celui de l’enquête de flagrance ouverte sur les dégradations dont a été victime la SNCF.

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Sabotage SNCF : une personne gardée à vue remise en liberté à Nancy

Le Parisien, 14.11.2008, 09h55

L’une des dix personnes gardées à vue depuis mardi dans le cadre des sabotages de caténaires SNCF a été remise en liberté jeudi en fin d’après-midi à Nancy, a-t-on appris vendredi de source policière.

Interpellée mardi à 06h00 dans sa maison de Baccarat (Meurthe-et-Moselle), cette femme de 64 ans est la mère d’une jeune femme gardée à vue qui, accompagnée de son compagnon, lui rendait parfois visite à son domicile, avait-on appris mardi à Nancy.

Elle était notamment interrogée sur ses fréquentes visites à la ferme Le Goutailloux à Tarnac (Corrèze), où vivait une partie du groupe ciblé mardi par les enquêteurs dans le cadre de l’opération "Taïga", avait indiqué jeudi une source judiciaire. Les neuf autres personnes placés en garde à vue, quatre hommes et cinq femmes âgés de 22 à 34 ans, sont interrogés dans les locaux de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), à Levallois (Hauts-de-Seine).

Toutes ont été interpellées dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte le 16 avril contre les agissements et intentions prêtés à un groupuscule de la mouvance anarcho-autonome, et non dans celui de l’enquête de flagrance ouverte sur les dégradations dont a été victime la SNCF.

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