Revenir aux brèves

Actions directes

Afrique

Allemagne

Amérique du Sud

Antifascisme

Asie

Australie

Belgique

Canada

Ecoles

Espagne

Etats-Unis

Europe

Faux-amis

Grèce

Italie

Keufs, juges, contrôleurs, militaires, journalistes...

Libération animale

Monde

Moyen/Proche-Orient

Notes critiques

Nuisances et Technologies

Parutions

Pays-Bas

Prisons & Centres de rétention

Publicité

Repression et Propagande policiere

Réacs de tous poils

Russie/Ukraine/Biélorussie

Solidarité(s)

Squats

Suisse

Turquie

Revenir à Cette Semaine

Sabotages à la SNCF : 9 mises en examen, dont 5 incarcérations
(Le 15 novembre 2008)

Sabotages à la SNCF : le responsable présumé de la "cellule invisible" mis en examen et écroué

AP | 15.11.2008 | 22:10

Le responsable présumé d’un groupuscule anarcho-autonome, soupçonné d’actes de malveillance contre les lignes TGV de la SNCF, a été mis en examen et écroué samedi pour "direction d’une structure à vocation terroriste", un crime passible de vingt ans de réclusion criminelle, a-t-on appris de sources judiciaires.

Julien Coupat, 34 ans, chef présumé de la "cellule invisible", est également poursuivi pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", "dégradations en réunion en relation avec une entreprise terroriste". Au total, neuf personnes ont été mises en examen samedi.

Cinq personnes, considérées par le parquet comme le noyau dur de cette "cellule invisible", et aperçues près de lignes SNCF où ont été commises les dégradations, ont notamment été mises en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". Le parquet avait requis contre elles des poursuites pour "dégradations en réunion en relation avec une entreprise terroriste". Seules trois d’entre elles sont poursuivies de ce délit par le juge d’instruction Thierry Fragnoli qui n’a pas suivi le raisonnement du parquet selon lequel les cinq avaient pris part aux actes de dégradation. Le parquet a requis un mandat de dépôt à leur encontre.

Les quatre autres personnes dont l’implication directe dans ces sabotages n’a pas pu être établie ont toutefois été mises en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" et laissées en liberté sous contrôle judiciaire.

L’avocate des deux premiers mis en examen laissés en liberté, Elsa H., et Bertrand D., a estimé qu’il "y avait une disproportion totale entre la qualification d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et ce qu’on peut réellement leur reprocher". Selon Me Dominique Vallés, ce dossier "peut apparaître comme une volonté de criminaliser ce qui peut correspondre à l’expression d’opinion politique".

Samedi matin, une information judiciaire a été ouverte pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", "dégradations en réunion" et, contre le responsable présumé de la cellule, "direction d’une structure à vocation terroriste". L’information judiciaire a été confiée aux juges d’instruction Thierry Fragnoli et Yves Jannier, seul le premier étant présent samedi.

Cette information judiciaire est le fruit de deux enquêtes préliminaires, l’une portant sur la mouvance anarcho-autonome ouverte en avril, l’autre sur les actes de malveillance ayant visé la SNCF, a précisé vendredi le procureur de la République de Paris Jean-Claude Marin à la presse.

Cinq actes de malveillance ont été commis entre le 26 octobre et le 8 novembre. Des fers à béton en forme de crochets ont été posés sur des caténaires en Moselle, dans l’Oise, l’Yonne, la Seine-et-Marne, entraînant des retards dans la circulation de plusieurs dizaines de trains. La SNCF et Réseau Ferré de France ont annoncé leur décision de porter plainte. AP

Suivant
Imprimer l'article