Revenir aux brèves

Actions directes

Afrique

Allemagne

Amérique du Sud

Antifascisme

Asie

Australie

Belgique

Canada

Ecoles

Espagne

Etats-Unis

Europe

Faux-amis

Grèce

Italie

Keufs, juges, contrôleurs, militaires, journalistes...

Libération animale

Monde

Moyen/Proche-Orient

Notes critiques

Nuisances et Technologies

Parutions

Pays-Bas

Prisons & Centres de rétention

Publicité

Repression et Propagande policiere

Réacs de tous poils

Russie/Ukraine/Biélorussie

Solidarité(s)

Squats

Suisse

Turquie

Revenir à Cette Semaine

Bergerac : prison préventive pour un jeune accusé de "sabotages" contre la SNCF
(Le 28 novembre 2008)

Sud-Ouest, Vendredi 28 Novembre 2008

BERGERAC. Un jeune homme a été arrêté à Annecy ce week-end, après des dégradations sur des lignes SNCF

Le saboteur a été écroué

Aucun lien démontré avec les gauchistes arrêtés le 11 novembre à Tarnac, en Corrèze, mais des ressemblances et des correspondances que l’on ne peut s’empêcher de faire. Hier après-midi, un jeune homme de 24 ans a été déféré au parquet de Bergerac, pour des « dégradations par moyens dangereux » sur des lignes SNCF.

Cet individu, sans profession et semble-t-il originaire de Bergerac, est accusé d’avoir, le 1 3 novembre, dégradé des boîtiers électriques qui actionnent les barrières d’un passage à niveau, et déposé sur la ligne SNCF Bergerac-Sarlat des plots de béton.

La micheline qui tractait les wagons de voyageurs a percuté ces plots de béton. Fort heureusement, l’incident s’est produit sur une portion où le train ne pouvait pas rouler à grande vitesse. Sous le choc, les conducteurs ont cependant arrêté la machine et constaté la présence de ces blocs de béton écrasés par le passage du train.

Au moment où la section anti-terroriste enquêtait sur les sabotages de caténaires sur les lignes TGV, de gros moyens ont été mobilisés pour rechercher les auteurs de ces dégradations entre Bergerac et Sarlat. La brigade de recherche de la gendarmerie de Bergerac et la division des affaires sensibles de la section de recherche de la gendarmerie de Bordeaux ont travaillé sur cette enquête. Leurs investigations ont aussi porté sur d’autres dégradations du même type, constatées ailleurs dans le département.

Il risque dix ans de prison

Même si ces gendarmes disposaient de peu d’éléments matériels et d’aucun témoignage, ils ont finalement pu remonter une piste qui les a menés à ce jeune Bergeracois de 24 ans. Il a été arrêté au cours du week-end à Annecy, dans le département de la Haute-Savoie, au pied des Alpes, et il a reconnu les faits pendant son audition.

Selon nos informations, il se dirait anti-capitaliste, anti-gouvernement, et désireux de passer à l’action. Il ne serait en revanche encarté dans aucun parti politique. Par ailleurs, certains éléments permettent de penser qu’il aurait travaillé à la SNCF ou chez un sous-traitant de la SNCF.

Une information judiciaire devait être ouverte hier en fin d’après-midi pour « dégradations par moyens dangereux », afin de procéder à de nouvelles investigations et notamment à des expertises psychiatriques. Enfin, comme l’avait requis Jean-Luc Gadaud, le procureur de la République de Bergerac, le jeune homme a été incarcéré hier soir. Il risque au maximum dix ans d’emprisonnement.

Suivant
Imprimer l'article