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Paris-19e : 2 nouvelles garde à vues antiterrorriste pour suspicion d’ "ultra-gauche"
(Le 15 janvier 2009)

leJDD.fr, Jeudi 15 Janvier 2009

Du simple délit au terrorisme

Deux personnes, dont une avocate parisienne, ont été placées mercredi en garde à vue sous le régime de la justice antiterroriste et pourrait donc y rester 96 heures. La police les soupçonne d’être proches du mouvement "anarcho-autonome". Pourtant, au départ, les deux jeunes gens, alors en état d’ébriété, ont été arrêtés pour un simple délit : ils tentaient de mettre le feu à deux voitures.

Depuis l’arrestation d’un groupe de personnes soupçonnées de "terrorisme" dans l’affaire des caténaires de la SNCF, beaucoup ont dit que la justice et la police française s’était peut-être un peu vite emballées à propos de ces jeunes gens prétenduement issus de la mouvance "anarcho-autonome". Une nouvelle affaire semble étayer cette impression. Il est trois heures du matin, mercredi, lorsqu’un couple, en état d’ébriété, se promène dans la rue, à 200 mètres du domicile de la jeune femme, dans le XIXe arrondissement de Paris. Sous l’effet de l’alcool sûrement, ils vont tenter de mettre feu à deux voitures à l’aide de papier enflammé. La brigade anti criminalité (BAC) de nuit passe par là et cueille les deux contrevenants. Mais, à partir de ce simple délit, l’affaire a pris une toute autre tournure. Les jeunes gens vont être en effet placés en garde à vue le jour même... sous le régime anti terroriste. Ce type de mesure pourrait les priver de liberté pendant 96 heures en tout, contre 48 au maximum dans le régime de droit commun.

Proches de la mouvance "anarcho-autonome"

Ce sont les antécédents et les relations du couple qui ont poussé les policiers à saisir la section antiterroriste de la brigade criminelle : ils pourraient tous deux appartenir à la mouvance de l’"ultra gauche", voire au mouvement "anarcho-autonome". Lui est un jeune homme âgé de 28 ans et il est connu des Renseignements généraux pour être proche d’anarchistes et pour avoir "manifesté activement son soutien à Julien Coupat", ont expliqué à l’agence Reuters des sources policières et judiciaires. Pour rappel, Julien Coupat est le chef présumé de la "cellule invisible de Tarnac" et le principal suspect de la justice dans les affaires des sabotages commis le 7 novembre contre le réseau SNCF. Il est incarcéré depuis le 15 novembre dernier.

Elle, et c’est plus étonnant encore, est une avocate de 28 ans, inscrite au Barreau de Paris depuis un an. Mais la police a noté qu’elle travaillait pour un cabinet qui défend des personnes elles aussi issues de la mouvance "anarcho-autonome". Ce sont ces données, recueillies par les Renseignements généraux, qui ont suffi pour que le parquet de Paris qualifie les faits reprochés au couple de "dégradation par l’incendie en relation avec une entreprise terroriste" et d’"association de malfaiteurs", selon un journaliste d’Europe 1. La radio ajoute cependant que cette qualification des faits pourrait être abandonnée. Et leur garde à vue serait dès lors abrégée.

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Garde à vue antiterroriste pour 2 suspects d’incendie de voiture

Par Reuters, publié le 15/01/2009 à 14:49

PARIS - Deux personnes, dont une avocate parisienne, ont été placées en garde à vue mercredi à Paris sous le régime de la justice antiterroriste dans une enquête portant sur la tentative d’incendie de deux voitures, apprend-on de sources policière et judiciaire.

Les suspects, un homme de 28 ans et sa compagne de 30 ans, intéressent la section antiterroriste du parquet de Paris en raison d’une suspicion de lien avec les personnes poursuivies pour les sabotages commis le 7 novembre contre les caténaires de la SNCF, membres supposés de "l’ultra-gauche".

Ils ont été arrêtés dans la nuit de mardi à mercredi alors que, selon les policiers, ils tentaient de mettre le feu à deux véhicules, non loin de leur domicile du XIXe arrondissement. Tous deux étaient en état d’ébriété.

Lorsque les policiers ont découvert que le jeune homme était connu de la police pour "avoir manifesté activement son soutien à Julien Coupat", principal suspect de l’affaire de la SNCF, la section antiterroriste de la brigade criminelle a été saisie.

La procédure d’exception - qui permet notamment une garde à vue de quatre jours contre deux dans le régime de droit commun - est aussi justifiée car la jeune fille travaillerait selon la police dans un cabinet défendant des membres de la mouvance dite "anarcho-autonome".

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Incendie de voitures : l’antiterrorisme saisi

Le Figaro, 15/01/2009 | Mise à jour : 23:05

Interpellés en flagrant délit à Paris, une avocate et son ami seraient soupçonnés d’être en lien avec l’ultragauche.

Deux personnes, dont une jeune avocate, ont été placées en garde à vue à la section antiterroriste (SAT) de la brigade criminelle dans le cadre d’une tentative d’incendie de voitures à Paris. L’avocate âgée de 30 ans inscrite au barreau de Paris a été interpellée dans la nuit de mardi à mercredi dernier, en compagnie de son ami Kevin, par une brigade anticriminalité dans le XIXe arrondissement de Paris.

Surpris à 3 heures rue Pradier, le couple est soupçonné d’avoir tenté de mettre le feu à deux voitures aux abords de l’ex-commissariat Combat, en enflammant du papier coincé dans les jantes. Les présumés incendiaires n’étaient a priori pas en état d’ivresse.

Mouvance autonome

Leur audition dans le cadre d’une enquête de flagrant délit pour « dégradation par incendie en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme » pourrait durer 96 heures. Leur supposée sympathie avec la mouvance autonome et les personnes poursuivies pour les sabotages commis le 7 novembre contre les caténaires de la SNCF semble avoir justifié leur transfert au 36, quai des Orfèvres.

De source proche de l’enquête, l’avocate parisienne a été aperçue lors d’une manifestation en novembre 2003 devant la maison d’arrêt de la Santé lors du deuxième Forum social européen tenu en France. Plus récemment, elle aurait participé à une réunion le 6 décembre dernier à Montreuil (Seine-Saint-Denis) pour brocarder les interpellations de Tarnac. Son ami Kevin, présenté de source policière comme « gravitant dans la mouvance d’ultragauche », serait connu pour « avoir manifesté activement son soutien à Julien Coupat », toujours incarcéré depuis le 15 novembre dans l’affaire du sabotage de la SNCF. Dans ce dossier controversé, le juge antiterroriste Thierry Fragnoli avait ordonné mercredi la remise en liberté d’Yldune Lévy, et le parquet avait fait appel en ayant recours à la procédure suspensive de « référé détention ». Celle-ci sera examinée vendredi matin.

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