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Les deux proches de l’ultra-gauche placés en garde en vue "antiterroriste" ont été libérés
(Le 16 janvier 2009)

Les deux proches de l’ultra-gauche placés en garde en vue "antiterroriste" ont été libérés

LEMONDE.FR | 16.01.09 | 16h01

Un couple, soupçonné d’avoir tenté d’incendier une voiture à Paris et placé en garde à vue à la section antiterroriste pour de présumés liens avec la mouvance d’ultra-gauche, a été libéré sans charge retenue à son encontre, a-t-on appris vendredi 16 janvier de source judiciaire.

Cet homme de 28 ans et son amie, une avocate de 30 ans, avaient été interpellés mercredi à 4 heures du matin alors qu’ils tentaient de mettre le feu à deux véhicules garés dans le 19e arrondissement, non loin de l’emplacement d’un ancien commissariat de police. Le couple, en état d’ébriété, a dans un premier temps été placé en garde à vue sous le régime du droit commun, avec avocat commis d’office.

Mais tout a changé lorsque, vérifications faites, l’identité des personnes s’est précisée. L’homme a été mis en cause dans une affaire de vol, mais surtout il "est connu pour graviter dans le milieu de l’ultra-gauche", selon une source judiciaire. Les services de renseignement de la police (ex-RG) ont par ailleurs informé leurs collègues que l’avocate serait proche de la mouvance "anarcho-autonome" : son nom et son numéro de téléphone portable apparaissent dans les carnets d’adresses saisis lors des interpellations de Tarnac, où neuf personnes, soupçonnées d’avoir saboté les caténaires SNCF, ont été mises en examen pour association de malfaiteurs à visée terroriste.

"AVOCATE SÉRIEUSE"

La jeune avocate connaîtrait Julien Coupat, décrit par la police comme le chef du groupe. Dès lors, le dossier a été transmis au parquet antiterroriste et la section antiterroriste de la brigade criminelle saisie. Les deux personnes interpellées ont alors basculé dans le régime antiterroriste, qui prévoit jusqu’à 96 heures de garde à vue. Des perquisitions à leur domicile ont été effectuées.

Inscrite au barreau de Paris, l’avocate travaillait, il y a peu encore, pour un cabinet spécialisé notamment dans les dossiers qui concernent l’extrême gauche. Son employeur actuel, Patrick Arapian, se dit très "surpris" par son interpellation. "C’est une avocate sérieuse, peu expansive, qui connaît son métier, et pas du tout spécialisée dans les affaires d’ultra-gauche", affirme-t-il. "Que sa garde à vue dérive vers le terrorisme, cela m’intrigue beaucoup", ajoute M. Arapian.

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