Revenir aux brèves

Actions directes

Afrique

Allemagne

Amérique du Sud

Antifascisme

Asie

Australie

Belgique

Canada

Ecoles

Espagne

Etats-Unis

Europe

Faux-amis

Grèce

Italie

Keufs, juges, contrôleurs, militaires, journalistes...

Libération animale

Monde

Moyen/Proche-Orient

Notes critiques

Nuisances et Technologies

Parutions

Pays-Bas

Prisons & Centres de rétention

Publicité

Repression et Propagande policiere

Réacs de tous poils

Russie/Ukraine/Biélorussie

Solidarité(s)

Squats

Suisse

Turquie

Revenir à Cette Semaine

Paris : Prison avec sursis pour de jeunes manifestants solidaires de la jeunesse grecque
(Le 20 janvier 2009)

Libération, 20 janv. 12h24

Prison avec sursis pour de jeunes manifestants solidaires de la jeunesse grecque

Une relaxe et des peines allant de 300 euros d’amende à deux mois de prison avec sursis. C’est le verdict annoncé par la présidente de la 23e chambre correctionnelle de Paris dans la nuit de lundi à mardi. Six jeunes de 18 à 23 ans comparaissaient deux mois après des débordements lors d’une manifestation, le 12 décembre 2008, à Paris à proximité de l’ambassade de Grèce.

Ce jour-là, quelque 300 personnes avaient manifesté en solidarité avec la « génération 600 euros » , faisant référence au salaire mensuel de jeunes actifs grecs. Ils s’étaient rassemblés à l’appel de plusieurs organisations de l’Education et de gauche.

Les manifestants avaient notamment bloqué partiellement la circulation sur les Champs-Elysées avec des barrières de chantier. Certains avaient également jeté des barrières sur les policiers et démonté des petits feux tricolores.

Six interpellations avaient alors eu lieu. Les six jeunes gens, cinq garçons et une fille, avaient passé 48 heures en garde à vue et 24 heures au dépôt, avant une comparution immédiate. Mais leur procès avait été renvoyé.

Lundi, les magistrats de la 23e chambre ont finalement eu à juger une affaire pour le moins minimaliste, voire surréaliste, où la jeune femme devait par exemple se défendre d’avoir dessiné un signe « Peace and love » sur un bouclier d’un gardien de la paix, tandis qu’il était reproché à l’un de ses co-prévenus une « rébellion » pour s’être débattu au moment de son interpellation et détenir 13 grammes de résine de cannabis dans son caleçon.

L’un des prévenus était en outre poursuivi pour « refus de prélèvement biologique ».

Le ministère public avait requis pour chacun une centaine d’heures de travail d’intérêt général ainsi que, pour les prévenus concernés, un mois avec sursis pour le refus de prélèvement biologique et deux mois avec sursis pour les faits de rébellion et détention de drogue.

Le tribunal a finalement relaxé l’un des prévenus. Concernant les cinq autres, il a estimé qu’ils n’avaient pas commis de « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique », mais les a condamnés pour les autres faits à des amendes de 300 à 500 euros.

Par ailleurs, pour les prévenus concernés, le tribunal a suivi les réquisitions du parquet (un et deux mois avec sursis) pour les faits de refus de prélèvement et de rébellion.

Dans la journée de lundi, plusieurs dizaines de personnes, dont Olivier Besancenot, avaient manifesté à proximité du Palais de justice pour dénoncer la répression excessive et les « dérives liberticides du gouvernement ».

Suivant
Imprimer l'article