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Anti-"terrorisme" : Isa libérée !
(Le 10 février 2009)

Isa libérée !

mardi 10 février 2009 - 19:27 author par Liberté pour tous les prisonniers

[RAPPEL ET RECIT DU RASSEMBLEMENT DU 6 FEVRIER : Isa est incarcérée depuis le mois de Janvier 2008 car son ADN correspondrait à l’un de ceux retrouvés sur des bouteilles d’essence placées sous une voiture de flics devant le commissariat central du 18ème arrondissement de Paris pendant les élections présidentielles de 2007.
Isa, comme Juan et Damien en prison pour les mêmes accusations, est sous mandat de dépôt criminel dans le cadre d’une instruction anti-terroriste.
Elle est aujourd’hui à la maison d’arrêt de Versailles et après plus d’une année en détention préventive (et 4 taules différentes !), elle est passée vendredi devant la chambre de l’instruction pour contester la décision du juge des libertés de la maintenir en prison pour 6 mois supplémentaires.
Un rassemblement d’une cinquantaine de personnes a eu lieu pendant ce temps devant l’escalier A bloqué par les gendarmes. A la fin de l’audience nous sommes partis comme de coutume manifester notre rage dans les couloirs du tribunal aux cris de « Libérez Isa ! Libérez les prisonniers ! » jusqu’à la sortie de la cour ou, cette fois, nous avons brisé la nasse que les CRS avaient mis en place pour nous contrôler. Nous nous sommes dispersés un peu plus loin, de nous-même.]

Après 1 an et deux semaines de détention préventive, la chambre de l’instruction a décidé aujourd’hui, 9 février 2009, de remettre Isa en liberté sous contrôle judiciaire. Elle doit maintenant signer toutes les semaines au palais de justice, ne pas sortir de France, ne pas se rendre dans le département de la Creuse et ne pas entrer en contact avec les autres co-mis en examen. Restent encore incarcérés dans cette affaire Juan, depuis 8 mois, à Bois d’Arcy (78) et Damien, depuis 6 mois, à Villepinte (93). Notre lutte pour les arracher de la prison, instrument de l’isolement, et contre ce monde d’exploitation et de contrôle continue. On lâche rien.

CONTRE TOUS LES ENFERMEMENTS. LIBERTE POUR JUAN, DAMIEN ET TOUS LES AUTRES.

Pour plus d’infos : http://infokiosques.net/mauvaises_intentions

http://nantes.indymedia.org/article/16224

********+

AFP, 10/02/2009 à 15h45

Une militante de « l’ultragauche » remise en liberté

La jeune femme de 24 ans était incarcérée depuis un an pour, notamment, « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

Contre l’avis du parquet général, la cour d’appel de Paris a ordonné ce mardi la remise en liberté d’une jeune femme présentée comme une membre de « l’ultragauche ». Celle-ci était incarcérée depuis plus d’un an dans le cadre d’un dossier terroriste.

Lors d’une audience le 6 janvier, le parquet général avait requis le maintien en détention de la militante. L’arrêt avait été mis en délibéré. La jeune femme, incarcérée à Versailles, devrait être remise en liberté dans la journée.

Placée sous contrôle judiciaire, elle a l’interdiction de quitter le territoire français, d’entrer en contact avec les autres mis en cause du dossier et devra pointer à un commissariat, a précisé son avocat qui s’est dit « très satisfait » de l’arrêt de la cour d’appel. Un cheveu correspondant à son ADN

La jeune femme de 24 ans avait été interpellée avec un homme de 26 ans, le 24 janvier 2008 à un péage d’autoroute à hauteur de Vierzon (Cher) lors d’un contrôle inopiné des douanes. Dans le coffre de leur véhicule, les douaniers avaient notamment découvert deux sachets d’un kilo de chlorate de soude, substance pouvant entrer dans la fabrication d’un engin explosif.

Présentés comme des militants présumés de la mouvance « ultragauche », fréquentant des squats, ils ont été mis en examen le 27 janvier par les juges Marie-Antoinette Houyvet et Edmond Brunaud pour « détention et transport d’un produit incendiaire ou explosif destiné à entrer dans la composition d’un engin explosif » et « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

Selon la police, l’ADN de cette jeune femme correspond à celui d’un cheveu retrouvé sur un engin incendiaire artisanal placé sous une voiture de police aux abords du commissariat central du XVIIIe arrondissement de Paris le 2 mai 2007, à quelques jours du second tour de la présidentielle. La jeune fille niait toute implication dans cette affaire, préalable à celle de Tarnac.

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Libération, 10/02/2009 à 06h51

Avant Yldune de Tarnac, il y eut Isa à Paris

Police . La jeune militante est incarcérée depuis un an.

C’est l’un des dossiers qui préfigurent la médiatique « affaire de Tarnac ». Depuis un an, Isa (c’est un pseudonyme) est incarcérée et mise en examen pour, notamment, « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », comme les inculpés de Tarnac. Elle appartiendrait à ce que le ministère de l’Intérieur et les renseignements nomment « l’ultragauche, mouvance anarcho autonome » ou « Maaf » (mouvance anarcho autonome francilienne).

Vendredi, la chambre de l’instruction examinait la demande de remise en liberté de la militante. Un mois plus tôt, un juge des libertés et de la détention a rejeté sa demande. Elle a fait appel. Le délibéré tombe aujourd’hui. À l’issue de l’audience, l’avocat s’est refusé à toute déclaration, alors qu’attendaient une trentaine de personnes venues soutenir la jeune femme.

Littérature. Tout a commencé le 2 mai 2007, entre les deux tours de l’élection présidentielle. Un « engin incendiaire » - des bouteilles d’essence et un système d’allume-feu artisanal - est découvert sous une dépanneuse de la police dans le XVIIIe arrondissement. Le dispositif n’a pas fonctionné. Cinq traces ADN sont relevées. Dix mois plus tard, le 23 janvier, une voiture est interceptée au péage de Vierzon (Cher) par la douane. A l’intérieur, Farid (un autre pseudo), 26 ans, et Isa, 24 ans. Le site alternatif Infokiosques.net rapporte : « Les douaniers contrôlent leur identité et constatent que Farid est fiché. Ils fouillent alors la voiture. » Dans le coffre, ils découvrent 2 sachets d’un kilo de chlorate de soude, « des plans originaux de l’établissement pénitentiaire de Porcheville [Yvelines] » et de la littérature. Les deux occupants écopent de quatre-vingt-seize heures de garde à vue dans le cadre d’une procédure antiterroriste. Farid et Isa refusent d’abord un prélèvement ADN, mais finissent par s’y plier. « Selon les flics, le profil ADN d’Isa correspondrait à un cheveu retrouvé sur un dispositif incendiaire qui n’a pas pris feu », rapporte le site. Isa est placée en détention. L’instruction échoit à deux juges antiterroristes : Marie-Antoinette Houyvet et Edmond Brunaud. Depuis, deux autres personnes ont été mises en examen et incarcérées.

Barbès. De la prison de Versailles, Isa, qui nie être impliquée dans l’affaire de la dépanneuse, écrivait une lettre le 25 janvier : « Ce qui est présupposé dans cette affaire est l’existence d’une mouvance anarcho autonome, qui plus est terroriste. » Selon elle, « le montage politique impose sa logique sur toute l’instruction [...]. On ne sait plus trop de quoi on parle : l’engin incendiaire serait une bombe, le chlorate [désherbant, utile aussi pour faire des fumigènes] deviendrait de l’explosif. »

Bien avant l’affaire de Tarnac, cette histoire a suscité l’inquiétude de certains militants. Des tracts ou des banderoles apparaissent lors de défilés. L’une d’elle proclame en noir sur fond blanc : « Liberté pour Isa, Juan, Damien et tous les prisonniers ». Elle a été déployée le 25 janvier à la station de métro Barbès lors d’une manifestation non autorisée : 100 personnes étaient présentes, 100 ont été embarquées, selon la préfecture de police.

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