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Pau : Incendie d’un poste de police, acquittement pour les huit prévenus
(Le 18 février 2009)

Incendie d’un poste de police à Pau : acquittement pour les huit prévenus

AP | 18.02.2009 | 19:27

La cour d’assise de la Haute-Garonne a acquitté mercredi huit prévenus poursuivis pour l’incendie d’un poste de police en 2003 à Pau, comme ils l’avaient été en première instance par la cour d’assises des Pyrénées-Atlantiques en octobre 2005, a-t-on appris de source syndicale.

Ces jeunes, âgés de 19 à 26 ans au moment des faits, comparaissaient en appel depuis plus d’une semaine devant la cour d’assises de la Haute-Garonne.

"On ne veut pas critiquer un jury populaire car il a décidé en son âme et conscience", a déclaré à l’Associated Press Joseph Cilluffo, secrétaire UNSA-police dans les Pyrénées-Atlantiques, ajoutant cependant qu’il était "inquiet que des malfrats vivent à Pau en toute impunité".

L’avocate générale Florence Galtier avait requis mardi huit ans d’emprisonnement à l’encontre de quatre d’entre eux et l’acquittement pour les quatre autres "faute de preuves", selon M. Cilluffo.

Le 27 septembre 2003, une quinzaine de jeunes cagoulés avait pris d’assaut le poste de police dans le quartier de l’Ousse-des-bois à Pau. Trois cubitainers remplis d’essence enflammée avaient été jetés dans les locaux dans lesquels se trouvaient trois policiers, qui avaient réussi à quitter les lieux.

Cette attaque contre la police avait provoqué une vive émotion à Pau. Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, était venu à deux reprises à Pau pour décorer les trois policiers, puis inaugurer le nouveau poste de police trois mois plus tard, en décembre 2003.

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09/02/2009 11:20 | LaDepeche.fr

Incendie d’un poste de police : procès en appel de 8 jeunes acquittés en 2005

Huit personnes poursuivies pour l’incendie d’un poste de police de proximité en 2003 à Pau et acquittées en 2005 par la cour d’assises des Pyrénées-Atlantiques comparaissent depuis lundi matin à Toulouse devant les assises de Haute-Garonne.

"Nous réclamons une nouvelle fois l’acquittement général. Aucun élément concret ne pouvant prouver leur culpabilité", a déclaré Me Christian Blazy, avocat de deux des accusés, peu avant l’ouverture du procès.

"S’il y a un appel aujourd’hui, c’est qu’il faut des coupables. Or, nous sommes convaincus qu’aucun élément objectif ne vient asseoir d’une quelconque manière la culpabilité des huit accusés qui ont toujours clamé leur innocence", a indiqué un autre avocat de la défense, Me Thierry Sagardoytho.

Les huit jeunes, ?gés de 19 à 26 ans au moment des faits, avaient été acquittés en septembre 2005 par la cour d’assises des Pyrénées-Atlantiques.

Ils étaient poursuivis pour leur participation présumée, le 27 septembre 2003, à l’attaque, avec des cocktails molotov, d’un poste de police de proximité de Pau, dans le quartier sensible de l’Ousse-des-bois, dans lequel se trouvaient trois policiers.

"Ces trois policiers ne sont pas traumatisés mais ils n’ont pas oublié. Aujourd’hui, nous attendons une décision équitable de justice", a déclaré à l’AFP le secrétaire départemental adjoint Unsa-police, Joseph Cillufo.

"On attend qu’il y ait de réelles sanctions. Si le procureur avait demandé en première instance des peines de prison, cela voulait dire qu’il y avait matière à une condamnation", a pour sa part estimé Olivier Candille, secrétaire général Midi-Pyrénées du syndicat de police Alliance.

Le parquet général avait requis des peines allant de 6 à 12 ans de prison à l’encontre des accusés. Il avait interjeté appel début octobre 2005, après l’acquittement.

L’un des avocats de la défense, Me Gilbert Collard avait alors estimé que l’acquittement constituait un "désaveu flagrant" pour le ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy. L’enquête, avait-il estimé, "avait été menée afin d’offrir des coupables comme une espèce de publicité électorale".

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Pau, 27 septembre 2003 : incendie du poste de police