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Reims : Guet-apens pour la police : trois jeunes condamnés
(Le 4 mars 2009)

Reims : Guet-apens pour la police : trois jeunes condamnés

L’Union - ‎4 mars 2009

La journée de dimanche dernier a été bien chaude dans le quartier Wilson à Reims. Lundi, deux hommes ont été condamnés pour avoir incité à l’émeute les habitants du quartier rue de la Bonne-Femme (l’union d’hier). Vers 17 heures, d’autres faits de violence semblent avoir animé le quartier, du côté cette fois de l’allée Jean-Sébastien Bach.

Une patrouille qui passait dans cette allée située au centre du quartier a aperçu un groupe de jeunes au sein duquel un motard qui a immédiatement pris la fuite à la vue des fonctionnaires.

Les policiers l’ont suivi jusque dans un chantier et l’ont contrôlé. Le jeune motard était en règle. Pendant ce temps, le groupe de jeunes avait suivi la police. Incités par l’un d’eux, les autres ont fermé les accès au chantier et se sont approchés du véhicule de police. Ils étaient, selon les trois gardiens de la paix, entre 20 et 30. Les injures ont immédiatement plu sur les policiers, ainsi que les jets de pierres.

Les policiers ont fini par appeler des renforts. À l’arrivée de la deuxième patrouille, et après un coup de flash ball tiré en l’air, les jeunes prennent la fuite telle une volée de moineaux. Plus tard dans les journées, les policiers reviennent à Wilson. Et à 21 h 30, suivant les descriptions fournies par les trois policiers agressés, interpellent trois jeunes du quartier, deux frères et un jeune de 18 ans.

« Je n’ai rien fait, » affirmait hier à la barre Hamady Dianka, qui reconnaît avoir été « sur place ». Il raconte que les policiers sont passés l’arrêter « dans la soirée », alors qu’il était « en bas de l’immeuble d’un copain ». Les deux frères nient également les faits. Ils ont pourtant été reconnus par un des policiers agressés. « Des petits re-be comme nous, il y en a plein dans le quartier ! ».

Le substitut du procureur de la République, Marie Truchet, estime que les faits sont d’une « extrême gravité : il s’agissait d’un véritable guet-apens. Ces jeunes pensent qu’il est inadmissible que la police contrôle quelqu’un de leur quartier ! ». Elle requiert 5 mois de prison ferme à l’encontre de chacun des deux frères et 12 mois de prison dont 6 avec sursis et mise à l’épreuve pendant 18 mois, avec obligation de justifier d’un travail, à l’encontre de Hamady Dianka.

Me Rahola, pour la défense des deux frères, reconnaît que « le caillassage d’une voiture de police est extrêmement grave » mais il regrette que « les arrestations n’aient pas eu lieu en flagrant délit mais bien après les faits. 20 à 30 jeunes lançaient des pierres et injuriaient les policiers. Il y avait une grande violence et la confusion était possible. » Même échos pour Me Couchou-Meliot qui plaide la relaxe « car il n’y a pas suffisamment d’éléments dans le dossier. Les policiers ont décrit leur agresseur principal comme un grand noir. Mais mon client n’est pas le seul grand noir du quartier ! »

Le tribunal a condamné chacun des deux frères à trois mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant 18 mois, et Hamady Dianka - déjà condamné - à deux mois de prison ferme. Un mandat de dépôt a été décerné à son encontre et il est reparti hier soir pour la maison d’arrêt de Reims.

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