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Strasbourg, sommet OTAN : Trois ans de prison dont un ferme pour un tir de pétard
(Le 13 mai 2009)

L’Alsace, 13/05/2009 à 09h33

Trois ans de prison pour un tir de pétard

Un Strasbourgeois de 22 ans a été condamné hier à trois ans de prison dont deux avec sursis, pour complicité de violences aggravées, en marge des manifestations anti-Otan.

Le prévenu était jugé par le tribunal correctionnel de Strasbourg pour avoir, en marge des manifestations anti-Otan du 3 avril dernier à Strasbourg, conduit un scooter sur lequel avait pris place un mineur. Ce dernier avait lancé un pétard mortier de gros calibre sur des gendarmes mobiles qui filmaient la manifestation. Un des gendarmes avait été brûlé aux jambes par le projectile, l’autre subissant une perte d’audition suite à la déflagration. Les faits s’étaient déroulés à l’angle de la rue des Canonniers et de la route du Neuhof, vers 16 h, après la dispersion d’une manifestation de clowns par les forces de l’ordre. À ce moment, beaucoup de jeunes du quartier, juchés sur des scooters, étaient venus se confronter aux forces de police.

« Je ne savais pas qu’il allait tirer »

Selon des témoignages et des images prises sur place, le prévenu aurait embarqué le mineur qui tenait à la main le pétard. Puis, après s’être dissimulé le visage avec une casquette, il aurait foncé vers les forces de l’ordre avant de tourner pour faciliter le tir du pétard. « Je ne savais pas qu’il avait un pétard, qu’il allait tirer », s’est défendu le prévenu en expliquant avoir voulu ramener l’adolescent chez lui. « Mais avant, j’ai voulu voir le dispositif, j’étais curieux ». Et il ajoute : « Les policiers, ils ont tiré des lacrymogènes, eux aussi ils tiraient des mortiers ! » « Pourquoi vous être caché le visage ? », interroge le président François Wendling. « Parce que je n’avais pas de casque. Je dois déjà 2400 euros à l’État ». Le prévenu a en effet déjà six mentions à son casier judiciaire, dont plusieurs pour conduite sans permis ou sans assurance. Il a également été condamné pour des faits de violences et se retrouve en état de récidive légale. Ce que n’a pas manqué de souligner le procureur Olivier Glady, qui a qualifié le prévenu de « trublion », « venu jeter son grain de sel » en marge des manifestations anti-Otan. Relevant que les images vidéos et les clichés sont « sans ambiguïté », il a requis une peine plancher modulée de douze à dix-huit mois de prison.

« Une conscience politique nulle »

Pour la défense, M e Patrick Rodier a relevé que « la conscience politique » de son client était « nulle » par rapport à l’Otan . « Il est simplement allé, avec beaucoup d’autres, au contact de la manifestation ». Il a plaidé le doute quant au fait que son client savait que son passager avait un pétard à la main, et a demandé la relaxe au bénéfice de ce doute.

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