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Emeutes de Vitry-le-François : 16 condamnations jusqu’à 3 ans et demi ferme
(Le 9 juillet 2009)

Emeutes de Vitry-le-François : 16 condamnations jusqu’à 3 ans et demi ferme

AFP, 2 juil. 2009

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE (AFP) - Le tribunal correctionnel de Châlons-en-Champagne a condamné jeudi seize participants aux émeutes de Vitry-le-François (Marne) de juin 2008 à des peines allant de quatre mois de prison avec sursis jusqu’à cinq ans de prison dont trois ans et demi ferme.

Deux des 18 prévenus ont été relaxés, tandis qu’un mandat d’arrêt pour un accusé absent du tribunal a été lancé.

Sept d’entre eux, incarcérés depuis octobre 2008, ont été maintenus en détention à l’issue du jugement.

Les accusés, dont le plus âgé a 33 ans, devaient répondre de participation à un attroupement armé, destructions par incendie en réunion ainsi que de violences sur agents de la force publique.

Le plus lourdement condamné - à cinq ans dont un an et demi avec sursis -, âgé de 29 ans, a été considéré comme un meneur important des violences.

Dans ses réquisitions, le parquet évoquant une "nuit de chaos où les jeunes ont perdu le sens de l’humain", avait réclamé des peines de quatre mois avec sursis jusqu’à cinq ans d’emprisonnement dont quatre ferme pour les leaders présumés.

Les proches des prévenus ont accueilli le jugement dans le plus grand calme alors qu’une soixantaine de gendarmes étaient déployés autour du tribunal.

"C’est une décision mesurée et apaisante", a déclaré Me Jocelyne Beyer-Buchwalter qui défendait cinq des dix-huit prévenus. "Le tribunal a essayé d’individualiser les peines mais ce sont peut-être 18 personnes qui payent pour d’autres", a-t-elle poursuivi.

Dans la nuit du 14 au 15 juin 2008, une flambée de violences était survenue dans un quartier périphérique de Vitry-le-François, après le meurtre d’un jeune homme de 22 ans sur fond de trafic de drogue.

Certains jeunes avaient dégradé et incendié des bâtiments ainsi qu’une soixantaine de véhicules, pour un préjudice estimé à 600.000 euros. Une dizaine de personnes avaient été légèrement blessées, notamment parmi les forces de l’ordre et les pompiers.

Le meurtrier présumé, un ancien militaire de 22 ans, avait été rapidement interpellé, mis en examen et écroué.

Le jeune homme tué, qui n’était pas connu des services de police, accompagnait apparemment un groupe de personnes avec lequel le meurtrier présumé avait un différend concernant un trafic de cannabis.

Cinq mineurs sont également impliqués dans ces violences et devraient être jugés à leur tour en septembre.

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Vitry-le-François : Un an après les émeutes, 18 personnes à la barre

L’Union, 29 juin 2009

Les 18 Vitryats jugés à partir de ce matin au tribunal de Châlons, risquent jusqu’à 10 ans de prison pour violence et dégradations perpétrées lors des émeutes de juin 2008.

QUATRE-VINGT-DIX véhicules détruits. La gare saccagée. Un poids lourd, des poubelles incendiés. Mais surtout dix personnes blessées parmi lesquelles cinq Vitryats, quatre pompiers et un gendarme. L’addition promet d’être salée pour les dix-huit prévenus qui comparaissent à partir d’aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Châlons. Seize hommes et deux jeunes femmes accusés d’avoir joué une part active lors des émeutes qui ont fortement secoué Vitry-le-François au cours de la nuit du 14 au 15 juin 2008. Si les stigmates ont aujourd’hui disparu des rues de la cité rose, ses habitants se souviennent encore de cette déferlante de violences qui a agité les quartiers du Hamois, du Désert et de Rome-Saint-Charles quelques heures à peine après le meurtre de Mohamed Dib le 14 juin.

De 19 à 33 ans

A n’en pas douter, l’association des victimes des violences urbaines de Rome-Saint-Charles et du Désert créée le 26 juin ne devrait pas manquer de se porter partie civile. Près d’une centaine de dossiers d’indemnisation avaient rapidement été déposés par l’association.

Côté enquête, la gendarmerie de Vitry-le-François avait enregistré 104 plaintes dont 11 rien que pour des faits de violence. Une enquête qui aujourd’hui encore est considérée comme exemplaire puisque moins de quatre mois après les faits, ce sont 35 individus qui ont été identifiés. A la mi-octobre 2008, 28 personnes dont 25 Vitryats ont été interpellées. Si Dominique Laurens, le procureur de la République de Châlons-en-Champagne, représentant du Parquet dans ce procès, se refuse à commenter l’enquête, elle précise malgré tout : « L’enquête a sans aucun doute été considérée trop longue pour les victimes mais trop courte pour les prévenus qui pensent peut-être que tout n’a pas été fait dans ce dossier. » Un procureur qui assure pourtant que « le dossier des violences urbaines de Vitry-le-François a été audiencé dès qu’il nous a été transmis ».

A partir de ce matin 9 heures, dix-huit prévenus, âgés de 19 à 33 ans, prendront place sur le banc des accusés, mais également dans le box des accusés puisque sept d’entre eux se trouvent toujours en détention provisoire depuis le 16 octobre 2008. Ils encourent une peine de dix ans de prison. Jusqu’à vendredi, il s’agira pour la cour de déterminer les responsabilités exactes de chacun dans ces émeutes.

En ce qui concerne la sécurité et la sérénité des débats, un service d’ordre plus étoffé devrait entourer le procès. « Des mesures vont être prises comme pour n’importe laquelle des audiences avec beaucoup de prévenus », tempère Dominique Laurens.

A Vitry-le-François, les forces de gendarmerie se refusent à tomber dans la paranoïa tout en restant vigilantes.

En un an, le monde judiciaire aura donc refermé le dossier des violences urbaines de Vitry-le-François. Il ne faut pourtant pas oublier la mort de Mohamed Dib, liée à un vaste trafic de stupéfiants mais dont le meurtrier présumé se trouve toujours en détention provisoire dans l’attente de son procès.

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Ouverture du procès des violences urbaines de Vitry-le-François

Par AFP, mis à jour le 29/06/2009 à 16:06

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE - Le procès de dix-huit personnes, dont deux femmes, soupçonnées d’être impliquées dans les violences urbaines de Vitry-le-François (Marne) survenues en juin 2008 s’est ouvert lundi devant le tribunal correctionnel de Châlons-en-Champagne.

Les prévenus, dont le plus âgé a 33 ans, doivent répondre de participation à un attroupement armé, destructions par incendie en réunion ainsi que de violences sur agents de la force publique. Sept d’entre eux comparaissent détenus, ils sont incarcérés depuis octobre 2008.

Seules quatre personnes, dont une jeune fille, poursuivies pour des faits moins graves, ne se sont pas présentées ce matin à l’ouverture du procès.

"Nous craignons un procès pour l’exemple, alors que nous voulons simplement la justice", a commenté Me Jocelyne Beyer-Buchwalter qui défend cinq des dix-huit prévenus. Elle a également souligné la difficulté dans ce genre de procès "de bien cerner la responsabilité de chacun".

Outre des particuliers, la SNCF, les pompiers ou encore la Communauté de communes de Vitry-le-François sont parties civiles dans ce procès.

Dans la nuit du 14 au 15 juin 2008, une flambée de violences était survenue dans un quartier périphérique de Vitry-le-François après le meurtre d’un homme de 22 ans sur fond de trafic de drogue.

Lors des violences, des jeunes gens avaient dégradé et incendié des bâtiments ainsi qu’une soixantaine de véhicules, pour un préjudice estimé à 600.000 euros. Une dizaine de personnes avaient été légèrement blessées, notamment parmi les forces de l’ordre et les pompiers.

Le meurtrier présumé, un ancien militaire de 22 ans, avait été rapidement interpellé et écroué.

Le jeune homme tué, qui n’était pas connu des services de police, accompagnait apparemment un groupe de personnes avec lequel le meurtrier présumé avait un différend concernant un trafic de cannabis.

Cinq mineurs sont également impliqués dans ces violences et devraient être jugés à leur tour en septembre.

Les prévenus risquent, au terme de la loi, dix ans de prison pour les faits les plus graves. Le verdict est attendu vendredi.

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