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Strasbourg/Otan : un second incarcéré libéré, mais cette fois en conditionnelle
(Le 6 août 2009)

Libéré, un militant anti-Otan sera rejugé

L’Alsace, le 06/08/2009 à 05h25

Il nie avoir « caillassé » des policiers lors d’une manifestation anti-Otan, le 2 avril dernier à Strasbourg : un étudiant allemand a été libéré provisoirement hier par la cour d’appel, qui a ordonné un supplément d’information.

Philip Grunwald, Berlinois âgé de 25 ans, a-t-il jeté des pierres en direction de trois policiers français, jeudi 2 avril dernier en fin d’après-midi, dans le quartier du Neuhof à Strasbourg, à la veille du sommet de l’Alliance atlantique ? L’étudiant en biomathématiques a soutenu que non, hier devant la cour d’appel de Colmar : il avait été condamné quatre jours après les faits à six mois de prison ferme en première instance.

L’un des policiers, dans sa déposition, avait affirmé avoir aperçu le jeune homme en compagnie de « cinq ou six autres individus vêtus de noir, identifiés comme des Black Blocks », puis « ne jamais l’avoir quitté des yeux » après le « caillassage » jusqu’à son interpellation.

Le prévenu a nié appartenir à cette mouvance d’ultra gauche, qui a commis d’importantes dégradations en marge du sommet strasbourgeois. Issu d’une famille de militants, il s’est présenté comme étant fortement engagé, mais « totalement pacifiste ». Pour l’avocat général François Jurdey, « la société n’a pas à indemniser pour sa peine de détention provisoire, un homme qui emploie des méthodes de guérilla urbaine ». Et de requérir la confirmation du premier jugement.

Deux témoignages exigés

Les éléments du dossier n’ont pas suffi à la Cour, qui a ordonné un supplément d’information et a fixé une nouvelle audience en octobre prochain, notamment afin de recueillir les témoignages des deux autres policiers.

« C’est un premier motif de satisfaction, a réagi l’avocate de la défense M e Nohra Boukara. On a l’impression que la justice avait voulu frapper fort, et prend désormais le temps de la réflexion ». Selon le groupe informel de soutien juridique « Legal Team », présent hier à Colmar, cinq anti-Otan (trois Allemands et deux Français) sont actuellement emprisonnés.

Un étudiant allemand âgé de 23 ans, arrêté avec une barre de fer lors des échauffourées du 2 avril, a été relaxé en appel la semaine dernière ( L’Alsace du 30 juillet) ; le ministère public s’est pourvu en cassation.

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