Bilan de la journée du 12 octobre
Indy Nantes, mardi 13 octobre 2009 - 03:30
Bilan
Concernant les procès des personnes inculpées à la suite des évènements du 10 octobre dernier, un point rapide sur la situation. Sur les dix-huit personnes interpellées samedi, huit sont passées en comparution immédiate lundi, et nous sommes toujours dans l’attente du procès d’une mineure qui aura lieu le 5 janvier prochain (rebellion et refus de prélèvement ADN). Le 23 février se déroulera également le procès de deux personnes pour refus de prélèvement d’ADN, ainsi que refus des photos et empreintes pour l’une d’entre elles.
Delibéré à 1h15, le mardi 13 octobre :
Nathalie : Déclarée coupable de détention de feux d’artifice ; 2 mois avec sursis
Charles : Déclaré coupable de détention de feux d’artifice ; 2 mois avec sursis
Patrick : Déclaré coupable de violence sur commissaire (jet de pile) ; 8 mois dont 4 avec sursis ; 800 euros d’amendes
Serge : Déclaré coupable de dégradations volontaires sur bien privé ; 6 mois avec sursis, 2 ans de mise à l’épreuve (obligation de soin, d’activité et de dédommagement) ; 2850 euros d’amendes
Samuel : Déclaré coupable de violence sur commissaire ; 6 mois dont 5 avec sursis
Jean Salvy : Déclaré coupable de violence sur officier de police ; 6 mois dont 5 avec sursis
Leo : Déclaré coupable de dégradations volontaires par incendie et jets de pierre ; 6 mois avec sursis
Candice : Déclarée coupable de dégradations volontaires sur un bien d’utilité publique ; 6 mois avec sursis et mise à l’épreuve ; 300 euros d’amendes pour refus d’ADN et 650 euros pour la Mairie de Poitiers
Après huit heures et demie de ce procès absurde et grotesque, des faux témoignages des policiers au zèle démesuré du procureur à faire tomber les condamnations , il faudrait être aveugle pour ne pas déceler la manipulation médiatico-politique qui s’est tramée ce lundi 12 octobre 2009. Plus qu’éreinté-e-s et attristé-e-s après cette journée qui sent la mascarade, nous remettons à très vite la rédaction d’un communiqué plus complet et réitérons notre soutien aux incarcérés.
Le Collectif contre la Prison de Vivonne
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Violences à Poitiers : le parquet fait appel de 4 jugements
Le Parisien,15.10.2009, 12h30
Le parquet de Poitiers a interjeté appel de quatre des huit jugements rendus dans la nuit de lundi à mardi par le tribunal correctionnel dans le cadre des violences commises samedi en centre ville. Ce jour-là, une manifestation organisée par un collectif anticarcéral samedi pendant un festival culturel a dégénéré en violences, avec des actions organisées de casseurs.
« Ces appels concernent des actes de violences contre les services de police et des agents de force de l’ordre », a expliqué à la presse, le procureur de la République de Poitiers, Pierre Sennès qui représentait le ministère public lors des débats.
Les appels concernent deux étudiants de 20 ans, tous deux condamnés à six mois de prison dont un ferme, avec mandat de dépôt, pour « jet de projectiles en direction d’une voiture des forces de l’ordre », un chauffeur livreur de 24 ans, condamné à deux mois de prison avec sursis pour « violences contre les forces de l’ordre » et un ouvrier de 22 ans, condamné à six mois avec sursis, pour avoir mis le feu à un container et dégradé une cabine téléphonique à coup de pierres.
Le ministère public avait requis 18 mois de prison dont 10 mois fermes pour les trois premiers et 18 mois de prison dont 8 fermes pour le quatrième.
Trois autres suspects ont été condamnés à des peines avec sursis de 4 à 6 mois et le dernier Patrick, 51 ans, à huit mois de prison dont quatre fermes avec mandat de dépôt.
Les huit personnes étaient jugées en comparution immédiate pour « dégradations volontaires, dégradations de biens publics, coups et blessures sur agent de la force publique dans l’exercice de leurs fonctions ».
Une neuvième personne interpellée, une mineure de 14 ans, sera jugée en janvier pour rébellion et refus de prélèvement ADN par le tribunal de Limoges, son lieu de résidence.
Lundi, le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux avait souhaité, après avoir constaté les dégâts et rencontré des victimes, que la justice « sanctionne et durement » les casseurs.