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Tarnac : Un jeune homme suspecté d’être un "proche du groupe de Tarnac" interpellé
(Le 24 novembre 2009)

Un jeune homme suspecté d’être un "proche du groupe de Tarnac" interpellé

AFP - le 24 novembre 2009, 11h40

Un jeune homme, suspecté d’être un "proche du groupe de Tarnac" (Corrèze) auquel appartenait Julien Coupat, mis en examen dans le cadre de l’enquête sur des dégradations au préjudice de la SNCF, a été interpellé mardi matin à Tarnac, a-t-on appris de sources proches du dossier.

Le jeune homme, dont ni l’âge ni l’identité n’ont été précisés, a été interpellé "à 06H30 mardi, en son domicile", Place de l’Eglise à Tarnac, a-t-on indiqué de mêmes sources.

Il a été interpellé par la Sous-direction antiterroriste (Sdat) de la direction centrale de la police judiciaire et placé en garde à vue, tandis qu’une perquisition de son domicile a été aussitôt entamée.

Selon les mêmes sources proches du dossier, le jeune homme "est susceptible d’être mis en cause dans la mouvance à laquelle Julien Coupat appartient, mais n’est pas soupçonné d’être complice des sabotages". L’homme, qui ferait partie du "premier cercle" gravitant autour de Julien Coupat, est notamment soupçonné d’avoir falsifié des cartes d’identité, a-t-on indiqué de source proche de l’enquête.

La justice enquête depuis le 11 novembre 2008 sur des sabotages de lignes TGV attribués à un groupe de jeunes pour la plupart basés à Tarnac (Corrèze) et réunis autour de la figure charismatique de Julien Coupat, brillant étudiant mis en examen pour des actes présumés de terrorisme. Vingt personnes avaient été arrêtées dans le cadre de l’enquête sur les sabotages, dont onze rapidement libérées.

Les neuf autres, âgés de moins de trente-cinq ans, dont trois femmes et le leader présumé du groupe, Julien Coupat, ont été mises en examen, et cinq écrouées. Elles ont été libérées les unes après les autres, au bout de quelques semaines de détention. Julien Coupat a lui aussi été remis en liberté sous contrôle judiciaire au printemps.

Plusieurs autres personnes ont également été interpellées dans le cadre de la même enquête, et rapidement remises en liberté.

Sur l’ordinateur d’une des personnes mises en cause, le police a trouvé un manuel de fabrication de bombes artisanales.

Les avocats des membres du "groupe de Tarnac" contestent depuis le début de l’enquête la qualification "terroriste" des actes et dénoncent une opération politique visant des jeunes gens soupçonnés par les enquêteurs d’appartenir à la mouvance "anarcho-autonome".

Plusieurs parlementaires de gauche, comme Noël Mamère (Verts), André Vallini (PS) et Patrick Braouezec (PCF), et les avocats des mis en examen [qui agissent forcément en accord avec leurs si radicaux clients, Ndlr] doivent tenir une conférence de presse mercredi midi à l’Assemblée nationale pour faire le point sur le dossier. Ils entendent aussi protester contre l’utilisation des loi antiterroristes "détournées contre des militants politiques", affirment-ils dans un communiqué.

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