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Un jeune homme de Tarnac en examen pour détention de fausses pièces d’identité
(Le 28 novembre 2009)

Sabotages SNCF : un habitant de Tarnac poursuivi

NOUVELOBS.COM | 28.11.2009 | 12:10

L’homme arrêté mardi a été mis en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", "recel de vol", et "détention de faux documents administratifs".

Un homme interpellé mardi matin à Tarnac (Corrèze) dans le cadre de l’enquête sur les sabotages des lignes SNCF a été mis en examen vendredi 27 novembre à Paris pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", "recel de vol", et "détention de faux documents administratifs" a-t-on appris de sources proches de l’enquête.

Il a été placé sous contrôle judiciaire conformément aux réquisitions du Parquet. A son domicile, les policiers de la sous-direction antiterroriste (SDAT) auraient trouvé quatre cartes nationales d’identité et des faux certificats Assedic. Se basant sur l’expertise de son ordinateur, les enquêteurs et les magistrats le soupçonnent d’avoir fabriqué de faux documents d’identité.

Agé de 33 ans, cet homme sans profession ferait partie de l’entourage de Julien Coupat, mis en examen dans cette affaire. Il est le conjoint d’une femme déjà mise en examen dans le cadre de ce dossier.

(Nouvelobs.com avec AP)

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Sabotages de TGV : la police a un nouveau suspect

Par TF1 News (Avec agence), le 28 novembre 2009 à 07h43

Dans l’affaire dite "de Tarnac", un homme de 33 ans a été mis en examen vendredi pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste".

Il y a déjà les cas emblématiques de Julien Coupat et Yldune Lévy. Tous deux sont accusés d’association de malfaiteurs à visée terroriste et soupçonnés de dégradations contre des lignes TGV début novembre 2008. L’enquête ayant abouti à leur arrestation a été très médiatisée dès l’origine, les enquêteurs pointant la piste d’un groupe mal déterminé "d’ultra gauche" - une piste sérieusement contestée par la défense. Mais l’enquête se poursuit. Et un homme de 33 ans a été mis en examen à son tour vendredi dans cette affaire dite "de Tarnac", ce qui porte à dix le nombre de personnes poursuivies dans ce dossier.

Christophe Becker est poursuivi pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, recel de vol, recel de faux documents administratifs et falsification de documents administratifs". Il a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire, après trois jours de garde à vue et une audition par le juge Thierry Fragnoli. Les enquêteurs l’ont mis en cause sur le fondement d’une expertise de son ordinateur qui l’impliquerait dans la fabrication de faux documents et en raison de la découverte lors d’une perquisition chez lui, à Tarnac, de quatre cartes d’identité volées en Suisse.

Soupçons sur l’enquête

Sa mise en cause montre que la police et le juge d’instruction poursuivent la piste de ce supposé groupe d’ultra-gauche. Lui aussi se voit donc imputer les sabotages commis par le placement de fers à béton sur des caténaires SNCF dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, ainsi que le 26 octobre 2008.

Mercredi, la défense des neuf autres mis en examen et des parlementaires de gauche ont pourtant mis en cause la police, estimant que des soupçons de falsification pesaient sur certaines pièces importantes du dossier. Ils mettent en cause l’audition d’un agriculteur interrogé le 14 novembre 2008 "sous X", comme le permet la procédure, et qui disait le groupe de Tarnac violent et capable de tuer, avant de se rétracter dans plusieurs médias.

Un autre grief de la défense concerne le procès-verbal de filature établi par la police le soir des sabotages et qui semble démontrer, selon elle, la présence près d’une ligne du TGV sabotée, en rase campagne et en pleine nuit, de Julien Coupat, supposé chef du groupe, et de son amie Yldune Lévy. Selon les avocats, les traces de pas et de voiture retrouvées sur les lieux ne correspondent pas à celles du couple.

Par TF1 News (Avec agence) le 28 novembre 2009 à 07:43

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Tarnac : prolongation de la garde à vue du jeune homme interpellé mardi

AFP - ‎26 nov. 2009‎

PARIS - La garde à vue du jeune homme interpellé mardi à Tarnac (Corrèze) dans le cadre de l’enquête sur des sabotages au préjudice de la SNCF a été prolongée mercredi soir de 48 heures, a-t-on appris jeudi de sources proches du dossier.

Le jeune homme, susceptible d’appartenir au "groupe de Tarnac", avait été interpellé à son domicile mardi matin et son domicile perquisitionné. Il est interrogé dans les locaux de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) à Levallois (Hauts-de-Seine).

A l’issue de sa garde à vue, qui peut atteindre 96 heures dans les affaires de terrorisme, il peut être remis en liberté ou présenté au juge d’instruction en vue d’une éventuelle mise en examen.

Le jeune homme, compagnon de Manon Glibert, jeune femme mise en examen dans l’affaire pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, avait déjà été interpellé le 11 novembre 2008 puis relâché sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui.

La justice enquête depuis le 11 novembre 2008 sur des sabotages de lignes TGV attribués à un groupe de jeunes basés à Tarnac (Corrèze) et réunis autour de Julien Coupat, brillant étudiant.

Les avocats des mis en examen ont dénoncé mercredi la façon dont est menée l’enquête, faisant état de "présomptions très sérieuses de falsifications" par les enquêteurs et dénoncé un "florilège de manipulations".

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