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L’antiterrorisme pense avoir démantelé le groupe indépendantiste basque Irintzi
(Le 23 décembre 2009)

L’antiterrorisme pense avoir démantelé le groupe indépendantiste basque Irintzi

AP | 23.12.2009 | 19:58

Le groupe indépendantiste basque Irrintzi, qui a revendiqué une quarantaine de poses d’engins explosifs, de mitraillages et d’alertes à la bombe depuis août 2005 au Pays basque français, se réduisait vraisemblablement à deux jeunes hommes âgés de 22 ans.

Telle est aujourd’hui en tout cas la conviction des policiers antiterroristes parisiens et bayonnais après la mise en examen lundi de deux suspects pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", "destruction par engins incendiaires" et "fabrication d’engins explosifs" par la juge antiterroriste Laurence Le Vert.

Interpellé à son domicile d’Avon (Seine-et-Marne), le chef présumé d’Irrintzi a indiqué aux enquêteurs être étudiant en DESS marketing dans une école de commerce à Paris et titulaire d’un BTS management. "Il n’est même pas natif du Pays basque, c’est un anarcho-libertaire qui affirme mal vivre la répression au Pays basque", indique-t-on mercredi de source proche de l’enquête. "Il aurait aimé faire aussi bien qu’ETA".

Inconnu des services de police et donc non répertorié dans leurs fichiers d’empreintes, le principal suspect a été identifié grâce notamment au "profilage" des enquêteurs de la Sous-direction antiterroriste (SDAT) et au travail de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) qui leur a soumis les noms des sympathisants à la cause basque en région parisienne.

Des éléments de police technique et scientifique auraient ensuite permis "d’accrocher" le suspect sur les lieux de plusieurs exactions. "Il profitait de ses vacances pour descendre au Pays basque", ajoute-t-on de même source. "Il prenait beaucoup de précautions". A son domicile, les enquêteurs ont saisi des armes de calibre 22 LR dont il se serait notamment servi pour tirer sur un poste de police.

En garde à vue, le suspect aurait reconnu la quarantaine d’exactions commises depuis quatre ans. Il est notamment soupçonné d’avoir déposé en juillet dernier une bombe artisanale devant le golf de Chantaco, à coté de Saint-Jean-de-Luz, ainsi qu’à Arcangues en août 2008, devant l’Office de tourisme et un Centre Pierre et Vacances ou encore en août 2006 devant le domicile de Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, à Ciboure (Pyrénées-Atlantiques). Ces engins avaient été désamorcés.

Irrintzi ("le cri" en basque), a aussi revendiqué des coups de feux nocturnes tirés sur un véhicule stationné dans la rue et dans la vitrine de l’Office du tourisme d’Arcangues l’été dernier ainsi qu’une fausse alerte à la bombe en octobre 2008 à l’Hôtel du palais de Biarritz.

"Il choisissait des cibles symboliques touristiques ou immobilières qui pouvaient avoir une forte résonance médiatique", précise-t-on de même source. Généralement, le groupuscule signait ses attentats de la formule "le Pays basque n’est pas à vendre".

Le suspect aurait rencontré il y a quatre ans un jeune né à Paris, domicilié à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) et sans profession. Le chef présumé d’Irrintzi assure que celui-ci l’a accompagné à plusieurs reprises. En garde à vue, ce complice présumé n’aurait reconnu sa participation qu’à deux actions violentes. Il a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire, alors que le suspect principal a été écroué.

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