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Rennes : Lancer d’oeuf à l’hydrocarbure sur un policier : trois mois ferme requis
(Le 18 janvier 2010)

Lancer d’oeuf à l’hydrocarbure sur un policier : trois mois ferme requis

AFP, 18.01.10 | 19h34

Le parquet de Rennes a requis trois mois de prison ferme à l’encontre d’un jeune de 22 ans soupçonné d’avoir jeté un oeuf rempli d’hydrocarbure au visage d’un policier lors d’une manifestation contre le chômage, organisée le 5 décembre à Rennes en marge d’une techno-parade.

Le parquet a requis deux mois de prison avec sursis pour deux des quatre prévenus qui comparaissaient lundi aussi pour violences volontaires sur des policiers, et 250 euros d’amende pour le quatrième, prévenu de rébellion. Le jugement sera rendu le 1er février.

Le 5 décembre, lors d’un face à face tendu avec des CRS des manifestants avaient lancé plusieurs oeufs remplis de ce qui était apparu sur le coup comme étant de la peinture noire. D’après les analyses dévoilées à l’audience, l’oeuf, atteignant le policier au visage, devenu en conséquence "une arme par destination", était rempli d’hydrocarbure.

Antoine, 22 ans, prévenu de "violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique" ayant entraîné une incapacité de travail de trois jours, a affirmé lundi n’avoir "rien lancé", se disant "ciblé" par la police.

Il a déjà été condamné il y a quelques mois pour dégradations de biens publics à l’université Rennes II.

Lors de l’audience, où une centaine de personnes sont venues soutenir les prévenus, deux témoins ont relaté une charge policière "très violente", menée longtemps après les jets d’oeufs. Ils ont eux-mêmes déposé plainte pour violences.

L’un d’entre eux a raconté avoir été frappé à la tête. Certificats médicaux à l’appui, il dit avoir "un centimètre du cervelet détruit" et être contraint de suivre un traitement à vie en raison des coups.

Des militants du NPA, anarchistes, de Solidaires et du Mouvement national des chômeurs et précaires, avaient participé le 5 décembre à cette marche "contre le chômage, les précarités et les licenciements", qui avait réuni entre 300 et 400 personnes.

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