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Calais : le hangar loué pour héberger des migrants expulsé et 12 NoBorder interpellés
(Le 7 février 2010)

Les derniers migrants du hangar de Calais évacués par les CRS

NOUVELOBS.COM | 07.02.2010 | 18:07

Le quartier autour du hangar était entièrement bouclé depuis 15h30 par une dizaine de camions de CRS venue en renfort du Touquet.

Le hangar de Calais qui était occupé depuis samedi par une centaine de migrants et une vingtaine de militants altermondialistes de No Border a été entièrement évacué vers 16h30 par les forces de l’ordre, dimanche 7 février, selon une militante altermondialiste. "Ils ont tout pété, ils sont rentrés de force. Il n’y avait plus de migrant à l’intérieur", a crié Hélène, une militante de No Border, encadrée par deux policiers qui l’évacuaient du local.

Accès interdit à la presse

Le quartier autour du hangar a été entièrement bouclé depuis 15h30 par une dizaine de camions de CRS venus en renfort du Touquet et qui se sont postés à chacune des trois rues qui permettent d’accéder au hangar, en interdisant l’accès aux migrants ainsi qu’à la presse. Avant que la jeune femme ne sorte avec les policiers, un grand bruit de verre cassé a retenti à l’extrémité de la rue où étaient massés les journalistes, ainsi qu’une vingtaine de migrants qui assistaient calmement à la scène. Au moment de l’évacuation, il ne restait plus qu’une dizaine de militants et les derniers migrants avaient quitté les lieux alors que le bâtiment était encadré par les CRS, selon Valentin, un militant joint par téléphone avant l’évacuation.

"Des agités qui viennent faire de la provocation"

Dimanche, Natacha Bouchart, la maire (UMP) de Calais, s’est dite prête à signer dès lundi un arrêté d’expulsion pour faire évacuer le hangar de la ville. "Dès demain, je vais regarder les conditions d’accueil de ce hangar et s’il faut signer un arrêté d’expulsion je le ferai dès demain matin", a-t-elle déclaré à un correspondant de l’AFP.
La maire de Calais a demandé à l’Etat que "dans les 24/48 heures le problème soit réglé et qu’on ne se laisse pas manipuler politiquement par des agités qui viennent faire de la provocation et qui risquent de provoquer des réactions extrémistes". Par ailleurs, elle souhaite "continuer à faire confiance aux associations qui ne font pas partie du dispositif" et travaillent quotidiennement aux côtés des migrants.
Auparavant, la préfecture du Pas-de-Calais a indiqué étudier "la meilleure solution pour mettre fin à l’occupation de ce bâtiment", et maintenu le dispositif policier sur place, ainsi que son engagement à ne pas interpeller les migrants qui évacueraient le hangar de leur propre chef.

"Ne pas laisser se créer de ’nouvelle jungle’"

Pour sa part, le ministre de l’Immigration Eric Besson a condamné cette occupation. L’Etat, a-t-il souligné dans un communiqué, ne "laissera pas se reconstituer un lieu qui servirait de base arrière aux filières mafieuses de l’immigration clandestine à proximité du port de Calais". Le ministre a réaffirmé sa "détermination à ne pas laisser se créer de ’nouvelle jungle’ ou de ’nouveau Sangatte’ sur le territoire français". Selon le ministère, une centaine de personnes occupent depuis samedi après-midi le hangar loué depuis le 1er février par l’association "SOS Sans Papiers" à Calais. Le groupe, "composé d’étrangers en situation irrégulière, encadré par les membres du réseau ’No Border’ a, pour arriver à ses fins, forcé un contrôle de police", toujours selon le ministère.
Dimanche matin, la police entourait en effet toujours ce hangar loué par "SOS soutien ô sans-papiers" et dans lequel les migrants avaient réussi à pénétrer samedi après-midi, à l’appel de l’association altermondialiste No Border, a-t-on appris auprès de Rodolphe Nettier, président de "SOS soutien ô sans-papiers".
Le groupe est majoritairement constitué d’Afghans, mais également de quelques Kurdes irakiens, ainsi que des Iraniens, selon un porte-parole de No Border. Des renforts de policiers et environ 75 CRS avaient été appelés samedi soir pour prêter main forte à la quinzaine d’agents postés devant l’entrée du bâtiment et qui n’avaient pu empêcher les migrants d’entrer. Le quartier autour du bâtiment a également été bouclé. Le dispositif a été reconduit dimanche, selon Rodolphe Nettier.

Hangar hors normes

"Les policiers veulent bien laisser sortir les migrants mais pas rentrer, donc ils les empêchent d’aller chercher de la nourriture pour 13h et 18h", à 200 mètres du hangar, a-t-il encore indiqué. Il craint, si la situation perdure, que les migrants ne sortent et reviennent en force. La veille, le sous-préfet leur avait demandé d’évacuer les lieux avec la promesse que la police ne procèderait à aucune interpellation de migrants, selon le président de "SOS soutien ô sans-papiers".
Le hangar de 600 mètres carré avait été loué il y a quelques semaines par cette association qui en a ensuite confié la gestion aux militants de No Border. Ces derniers n’ont jamais caché leur intention de s’en servir comme hébergement pour les migrants. Cependant, ce hangar, destiné à la base au stockage de matériels, n’est pas aux normes pour recevoir du public, a fait valoir la préfecture du Pas-de-Calais. Un dispositif policier avait d’ailleurs été mis en place dès la location du hangar pour prévenir toute installation de migrants.

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Ce qui s’est passé hiles jours suivants :

calais : communiqué no border

No Border et l’association SôS soutien aux sans papiers met à disposition des migrants et de toute personne qui réclame la liberté de circulation , d’installation et l’ouverture des frontières, un espace revendicatif situé à Calais, ville symbole de l’Europe forteresse que nous bâtissent nos gouvernements, de la chasse à l’homme et du non respect des conventions internationales de protection des réfugiés.

A ce symbole de l’Europe capitaliste nous voulons opposer celui de la Solidarité de Lutte pour le passage des frontières. Dans une démocratie, toute personne est une richesse pour la société. Aucune n’est en trop, ni les privés d’emploi, ni les jeunes, ni les vieux, ni les étrangers.

Cet espace n’est pas un nouveau Sangatte, aucun aménagement de l’horreur subie quotidiennement par des milliers de personnes en quête de protection ou de survie ne saurait remédier au problème de la fermeture des frontières.

Les militants Noborder veulent faire du Hangar Kronstadt un espace d’autogestion, d’informations, de débats et de lutte pour la liberté de circulation et l’ouverture des frontières.

Des réunions avec les associations locales et la population calaisienne sont prévues afin de définir de quelle manière ils souhaitent soutenir et participer au projet.

Indy Lille, 29 janvier 2010

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migrants + militants encerclés à calais

Indy Lille, 6 février 2010 23:36

Salut

lors de l’ouverture publique du hangar Kronstadt de Calais qui commençait aujourd’hui à 17h, de nombreux migrants ont voulu se joindre au local pour assister au concert de musique accosutique qui devait y avoir lieu.

Ils sont donc venus aprè la distribution de nourriture de Salam en direction du local.

Après avoir été bloqués par la police, ils ont réussi avec l’aide des militants à forcer le barrage.

Tout le monde est barricadé à l’intérieur du local qui est encerclé, c’est l’état de siège !

Que tous celles et ceux qui le peuvent rappliquent !

au 14 rue de Cronstadt - Calais à 23h30 la police encercle toujours.


Le concert a bien eu lieu.

Il y a eu des discussions avec la sous-préfecture. Le sous-prefet avait dit qu’il n’interviendrait pas cette nuit et voulait que les migrants sortent en petits groupes, il s’engageait à ne pas les arrêter.

Mais les flics sont de retour, le quartier est bouclé. CRS Compagnies 12 et 4. Semblent attendre des renforts. Ils sont vraiment nombreux.

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blocus du hangar

Indy Lille, 7 février 2010

Vers 4h du matin les CRS formaient encore des barrages au coin de toutes les rues donnant accès à la rue du hangar.

Le sous-préfet à peine parti, les forces de l’ordre, PAF et CRS ont du lever le camp. Certains militants en ont profité pour sortir un moment de la guêpière. Mais une heure après les beaux discours du sous-préfet M. Gavory , devant des journalistes à l’écoute, la compagnie 11 arrivée en renfort de la compagnie 4, bloquèrent les routes. Il nous fut interdit de franchir la ligne de CRS.

Un enfant de 12 ans a failli recevoir un coup de flashball, en passant en force avec son copain. Ce qu’il ne faut pas faire pour pouvoir dormir au chaud quand on a 12 ans !!!

Les autres lignes ennemies étaient plus détendues. Mais pas question de passer.

Les CRS nous ont dit qu’ils restaient jusqu’à 8h du matin et ensuite il y aurait la relève.

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