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Villennes-sur-Seine (Yvelines) : Deux ans ferme pour l’agresseur des contrôleurs SNCF
(Le 16 mars 2010)

Villennes-sur-Seine : Deux ans ferme pour l’agresseur des contrôleurs

Le Parisien, 16.03.2010, 07h00

La justice a fait preuve d’une grande fermeté à l’égard du jeune, impliqué dans l’agression de plusieurs contrôleurs, samedi dernier, en gare de Villennes-sur-Seine.

Quarante-huit heures après la grève des agents SNCF qui a paralysé la ligne Paris-Mantes, c’est une peine d’une extrême fermeté qui a été prononcée, par le tribunal correctionnel de Versailles, contre un jeune homme âgé de 23 ans. La justice lui reproche d’avoir grièvement blessé deux contrôleurs samedi après-midi en gare de Villennes-sur-Seine. Le premier souffre d’un poignet cassé. Le second a eu le pouce arraché. Et les deux hommes ont de multiples coupures.

Tout commence samedi vers 14h15 lorsque Mehdi prend le train - sans ticket - aux Mureaux, en compagnie de son cousin. Ils montent à l’étage de la voiture, tandis qu’au rez-de-chaussée se trouve une dizaine d’autres jeunes. Durant le trajet, ils insultent un groupe de cinq contrôleurs. Au niveau de Villennes, deux contrôleurs surgissent et surprennent les deux cousins. Mehdi se lève, bouscule les deux agents, puis un troisième. Il n’a pas de titre de transport et n’a qu’une idée en tête : descendre du train.

Il descend les marches qui mènent à la sortie, et c’est là que la version des agents et la sienne divergent. Les contrôleurs racontent qu’il aurait sorti de sa poche un couteau. « En se retournant, il a fait passer la lame au niveau de mon visage. J’ai dû me reculer », raconte un contrôleur, qui parvient à le maîtriser au sol. Au même moment, une dizaine d’autres jeunes - par solidarité en quelque sorte - s’en sont pris aux cinq autres contrôleurs, les attaquant violemment, avant de prendre la fuite en montant dans un train qui partait en sens inverse. Pour sa défense, Mehdi a estimé qu’il avait fait l’objet d’un contrôle trop musclé. En attendant, cette affaire n’est pas terminée, puisque grâce aux caméras de vidéosurveillance implantées aux abords de Villennes-sur-Seine, sept autres jeunes ont été clairement identifiés. Résultat, un document d’environ quatre minutes a été extrait des bandes visionnées dimanche. « On y voit des vifs échanges entre un groupe de jeunes et des contrôleurs, raconte Pierre-François Degand, adjoint au maire chargé de la sécurité. L’un des agresseurs se saisit d’une planche ramassée sur le quai avant d’en faire usage. »

Après l’affrontement, les jeunes partent en courant, mais ils reviennent sur leurs pas quelques secondes plus tard. « Ils s’engouffrent dans un autre train qui part en direction de Mantes pour échapper à la police », poursuit-il. La ville, qui compte déjà une vingtaine de caméras, prévoit d’étendre son dispositif. D’ici à cinq ans, près de 30 appareils supplémentaires seront installés.

Depuis l’agression, deux compagnies de CRS sont affectées à la surveillance de la ligne Mantes-la-Jolie - Poissy.

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Agression des contrôleurs SNCF : deux ans ferme

NOUVELOBS.COM | 16.03.2010

Un jeune homme a attaqué samedi au couteau cinq agents SNCF alors qu’il voyageait sans billet, déclenchant une grève immédiate des cheminots de Paris-Saint-Lazare. .

Mehdi Hamouche, jeune homme de 23 ans, a été condamné lundi 16 mars pour l’agression au couteau de cinq contrôleurs SNCF samedi à Villennes-sur-Seine (Yvelines). Cette agression avait entraîné une grève immédiate des cheminots de Paris-Saint-Lazare. Le tribunal correctionnel de Versailles, qui jugeait le prévenu en comparution immédiate, est allé au-delà des réquisitions prononcées par la représentante du ministère public, qui avait réclamé une peine de 18 mois d’emprisonnement dont six avec sursis.

"J’ai eu un mauvais réflexe"

L’agression est survenue dans le train en gare de Villennes-sur-Seine suite au contrôle du jeune homme, qui ne possédait pas de billet, par cinq agents SNCF. Mehdi Hamouche avait alors sorti un couteau tandis qu’un attroupement d’une dizaine de jeunes s’était formé dans la rame. Le contrôle avait dégénéré après l’intervention de passagers qui ont proféré des insultes à l’encontre des contrôleurs. Deux agents souffrent de fracture et se sont vu prescrire 45 jours d’interruption totale de travail, trois autres ont été plus légèrement touchés. Les juges, qui ont reconnu la constitution de partie civile de la SNCF et des cinq contrôleurs, ont prononcé un renvoi sur intérêts civils pour la SNCF et les deux employés les plus gravement touchés. Deux des agents ont, par ailleurs, indiqué qu’ils avaient reçu des coups de la part d’autres passagers, et non du prévenu. Mehdi Hamouche, qui portait un tee-shirt déchiré lors de la bagarre et couvert de petites tâches de sang, a dit "avoir été pris de panique" lors du contrôle des billets. "J’ai eu le mauvais réflexe de prendre un couteau", a-t-il déclaré, avant d’ajouter "mais je n’ai porté aucun coup". Son avocat, Me Yves Beddouk, a fustigé un "contrôle musclé, qui a mal tourné à cause d’autres jeunes". "C’est un enchaînement de faits qu’on ne peut pas lui faire porter à lui tout seul", a-t-il plaidé lors de la comparution immédiate.

Une agression chiffrée à "360.000 euros"

Après l’agression des agents SNCF, contrôleurs et conducteurs ont cessé le travail pour dénoncer l’insécurité entraînant des perturbations sur le réseau Paris-Saint-Lazare jusqu’à dimanche soir. L’avocat de la partie civile, Me Stéphane Duplan, a souligné que les conséquences de cette agression, avec notamment l’exercice de leur droit de retrait par les cheminots, avaient entraîné une perte financière pour l’entreprise publique de "plus de 360.000 euros".

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