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[Nouvelles arrestations de camarades et compagnons le 8 juin à Paris] : bref résumé et tract de solidarité
(Le 11 juin 2010)

[Bref résumé de cette nouvelle brillante opération de la Brigade criminelle du 36 quai des Orfèvres, section anti-terroriste (SAT) : 5 perquisitions le mardi 8 juin à Paris vers 6h du matin dans le cadre d’une enquête préliminaire dirigée par un procureur quelconque de la section C2 du parquet (criminalité organisée). Le misérable prétexte : avoir participé aux visites des agences Air France de Bastille, SNCF et Bouygues de Belleville (tous bien connus pour leur collaboration à la machine à expulser) le 17 mars 2010, jour du verdict du procès des inculpés de l’incendie du centre de rétention de Vincennes. Tout cela donne dans le cerveau étroit des keufs des "dégradations et destructions en réunion" et des "menaces et violences".
Deux jours d’interrogatoires et de séquestration plus tard, deux camarades sortent du bureau de la juge d’instruction Couzy (de fil blanc), mis en examen pour une partie de ces faits et sous contrôle judiciaire. Les trois autres en sortent comme "témoins assistés" pour les mêmes faits. Tous sont également mis en examen pour les refus de participer à leur propre flicage, à savoir les refus de photos/empreintes digitales/prélèvements ADN.
Bien entendu, tous les 5 ont gardé le silence lors de ces deux jours d’interrogatoire à la SAT. Lors des perquisitions se trouvaient également des petits chiens mielleux de la Direction du Renseignement de la Préfecture de Police (équivalent de la DCRI au niveau parisien). Ont été saisis ordinateurs, montagnes de papier, téléphones et matos de collage d’affiches.]

Voici les messages très partiels parus ces jours-ci et un tract de solidarité qui a tourné dans la rue pendant les gardes à vue :

Nouvelle arrestation d’Olivier par la Bigade Criminelle à Paris

Indy Paris, mardi 8 juin 2010

Olivier, déjà arrêté lors de la vague d’arrestation du 15 février à Paris a été perquisitionné à nouveau (pendant 1h30) et mis en GAV à partir de 06h05 par le Service Anti Terroriste de la Brigade Criminelle. Il s’agirait, selon les keufs, de "faits nouveaux".

Plus d’information dés qu’il y en aura...

il y aurait au moins une autre perquisition ce matin.

Liberté pour tous, avec ou sans-papiers. Solidarité avec les présumés serial DAB-ers

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Paris nouvelle Perquisition de la brigade criminelle

Indy Paris, mardi 8 juin 2010

PARIS NOUVELLE PERQUISITION DE LA BRIGADE CRIMINELLE

Ce mardi 8 juin à six heures du matin, des policiers du 36 quai des Orfèvres, c’est-à-dire de la Brigade Criminelle de la Préfecture de Police de Paris, ont perquisitionné un logement à Paris. Ils recherchaient une camarade qui n’était pas présente dans l’appartement à ce moment là. Une seule personne était présente dans l’appartement, elle a reçu une convocation pour cet après-midi au Quai des orfèvres.

Ils ont saisi au moins deux ordinateurs ainsi que des documents. Le motif de cette perquisition s’inscrirait dans le cadre d’une enquête concernant des rassemblements illégaux et des dégradations. Rappelons que c’est cette Brigade Criminelle qui enquête sur les actions de solidarité autour du procès de Vincennes, notamment les sabotages de distributeurs automatiques, ainsi que sur les différentes actions contre la Croix-Rouge. Nous ignorons si d’autres perquisitions ont eu lieu ce matin. Nous n’avons pas d’autres informations pour l’instant.

Liberté pour tous, avec ou sans-papier

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[Arrestations Paris] Ils veulent la guerre ?

Indy Nantes, mercredi 09 juin 2010

En juin 2008, des sans-papiers foutent le feu à leur taule. La plus grande prison pour étrangers, le centre de rétention de Vincennes, part en fumée. Une dizaine, choisis « au hasard » serviront d’exemple lors d’un procès dont l’issue ne laissait place à aucune surprise (de 8 mois à 3 ans de prison ferme).

Depuis l’incendie, des dizaines et des dizaines d’actes de solidarité à travers la France ont entaché le calme et le silence que voulait imposer cette justice de paix : tracts, affiches, déambulations sauvages et bruyantes, sabotages de distributeurs de banques qui balancent leurs clients sans-papiers aux flics, poses de banderoles, attaques matérielles et occupations ravageuses des collabos de la machine à expulser et de leurs locaux ainsi que de nombreux tags et autres formes offensives.

Le 15 février 2010, plusieurs personnes sont perquisitionnées et arrêtées par le Service Anti-Terroriste de la Brigade Criminelle dans le cadre d’une instruction ouverte autour de cette lutte sans médiation contre la machine à expulser. Le 8 juin 2010, c’est une nouvelle vague d’arrestations qui vient rappeler que l’Etat n’oublie rien. Nous non plus.

Il est clair qu’à travers la répression de quelques individus bien connus de la police, c’est toute une lutte que l’Etat cherche à sanctionner en lui coupant bras et langue. Contre la machine à expulser et le silence imposé tout autour, il est temps de choisir son camps entre résignation et passivité, collaboration et cogestion, ou bien faire du bruit, lutter et attaquer cet existant qui nous détruit.

Nous ne réclamons pas la "liberté d’expression" et nous ne voulons pas d’une démocratie plus juste. Nous ne plaidons, ni ne demandons, ni ne revendiquons rien aux forces de la domination. Il ne tient qu’à nous de mener nos luttes de façon autonome et offensive afin de briser cette paix sociale qui ne peut s’imposer que par la violence et l’assentiment de notre passivité.

Liberté pour tous, avec ou sans papiers.
Que la guerre sociale ravage ce monde de crevures.

[Tract trouvé dans les rues de Paris, 9 juin 2010.]

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