Revenir aux brèves

Actions directes

Afrique

Allemagne

Amérique du Sud

Antifascisme

Asie

Australie

Belgique

Canada

Ecoles

Espagne

Etats-Unis

Europe

Faux-amis

Grèce

Italie

Keufs, juges, contrôleurs, militaires, journalistes...

Libération animale

Monde

Moyen/Proche-Orient

Notes critiques

Nuisances et Technologies

Parutions

Pays-Bas

Prisons & Centres de rétention

Publicité

Repression et Propagande policiere

Réacs de tous poils

Russie/Ukraine/Biélorussie

Solidarité(s)

Squats

Suisse

Turquie

Revenir à Cette Semaine

Emeutes de St-Dizier en 2007 : les huit accusés prennent jusqu’à 4 ans ferme
(Le 16 juin 2010)

Violences/ St-Dizier : jusqu’à 4 ans ferme

AFP, 15/06/2010 | Mise à jour : 16:24

Des peines de six mois à quatre ans de prison ferme ont été prononcées par le tribunal correctionnel de Chaumont à l’encontre de huit jeunes hommes poursuivis pour des violences urbaines survenues dans le quartier du Vert-Bois à Saint-Dizier en octobre 2007. Les prévenus, âgés de 20 à 27 ans, ont été reconnus coupables de destructions, dégradations ou détériorations aggravées et de violences volontaires en réunion sur personnes dépositaires de l’autorité publique ainsi que sur des sapeurs-pompiers dans le quartier du Vert-Bois.

Les peines prononcées par le tribunal sont conformes aux réquisitions du procureur qui réclamait 5 ans d’emprisonnement dont quatre ferme contre les deux principaux prévenus. Deux autres accusés ont été condamnés à 3 ans avec un sursis de 12 et 18 mois, alors que la peine la plus légère est de 12 mois dont 6 avec sursis.

L’un des jeunes hommes condamnés à la plus lourde peine a néanmoins été relaxé de certains chefs d’inculpation, faute de preuves. "Les condamnations sont très sévères, surtout compte tenu du manque de preuves qui a entrainé d’ailleurs une relaxe partielle", a commenté Gérard Chemla, l’avocat de deux prévenus, en précisant qu’il allait conseiller à ses clients d’interjeter appel.

"Le tribunal avait promis une justice sereine qui ne stigmatiserait pas une catégorie de personnes, je crains que le message envoyé ne soit perçu à l’inverse", a-t-il poursuivi.

Le 4 octobre 2007 au soir, un groupe d’une trentaine de jeunes gens avait attaqué un fourgon de pompiers et un véhicule de la brigade anticriminalité (BAC) intervenant près du centre commercial du quartier du Vert-Bois. Les deux véhicules avaient été caillassés et frappés avec des barres de fer.

*******

Le procès des violences urbaines du Vert-Bois

France 3, 16/06/2010 | 10:21

Jugement rendu pour les huit prévenus qui comparaissaient devant le Tribunal Correctionnel de Chaumont.

Le tribunal a rendu son jugement en début d’après-midi. Trois ans après les faits, ce sont 8 prévenus qui comparaissaient pour destructions, dégradations ou détériorations aggravées et pour violences en réunion sur personnes dépositaires de l’autorité publique et sur des sapeurs-pompiers.

Jugement rendu :

Deux prévenus ont pris 5 ans de prisons dont un prévenu avec 1 an avec sursis, et le deuxième 3 ans de mise à l’épreuve.

Un troisième prévenu a pris 1 an de prison dont 6 mois avec sursis. Et pour le dernier, 1 an d’interdiction de séjour à Saint-Dizier et reste incarcéré.

Indemnités aux victimes :

176 200 euros pour la ville de Saint-Dizier, 40 000 euros pour la MJC, 80 000 euros pour l’ensemble des 24 victimes, 800 euros pour les policiers, et 1 euro symbolique pour les pompiers.

Les prévenus ont 10 jours pour faire appel de la décision du Tribunal Correctionnel de Chaumont.

Le rappel des faits :

Dans la nuit du 4 octobre 2007, le quartier du Vert-Bois (13 000 habitants) à Saint Dizier s’est enflammé. Une trentaine de jeunes ont attaqué un véhicule de pompiers et une voiture de la Brigade Anti-Criminalité (BAC) qui intervenaient près du centre commercial du quartier. Les deux véhicules ont été caillassés et frappés avec des barres de fer. Policiers et pompiers, intervenus pour circonscrire les incendies, ont été pris pour cible par une quarantaine de délinquants cagoulés et armés de barres de fer. Trois pompiers et un policier de la BAC ont été légèrement blessés, une soixantaine de véhicules ont été volontairement brulés, une agence de location de voiture, les locaux de la Maison des Jeunes et de la Culture et de l’ Office Public HLM vandalisés, un abribus détruit. A l’origine des faits, un climat tendu entre la direction de la MJC et les jeunes usagers les semaines précédentes.

Suivant
Imprimer l'article