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Poitiers : À propos des arrestations de la Fête de la musique...
(Le 24 juin 2010)

À propos des arrestations de la Fête de la musique...

Indy Nantes, mercredi 23 juin 2010

Les arrestations de la fête de la musique n’ont en soi rien d’extaordinaire si l’on se rapporte au contexte de répression que connaît Poitiers depuis un an. Pas besoin de citer une nouvelle fois ici toutes les arrestations, contrôles d’identité, procès, incarcérations, fichages, qu’ont connu depuis un an bon nombre de personnes sur cette ville. Ce qui s’est passé depuis lundi aurait pu arriver bien avant tellement la flicaille pictave "veut la peau" de ceux qu’ils caractérisent comme "anarchistes". Pour autant, même si nous connaissons ces pratiques de l’ennemi, flics et justice main dans la main, on ne peut pas se contenter de dire "c’est normal". Tout simplement parce que le premier sentiment qui nous anime après l’incarceration de 5 de nos camarades est la rage !

Le contexte c’est d’abord une fête de la musique complètement morte parce qu’institutionnalisée. Rues vides, concerts choisis, présence policière massive, un cocktail détonnant qui traduit exactement l’appatie de cette ville. Mais il suffira aux flics, baceux et à notre très cher commissaire Papineau de repérer une quinzaine de têtes connues pour avoir un objectif dans la soirée. Des regards échangés, des phrases lâchées, une surveillance accrue, il suffisait juste d’attendre "le bon moment". Le pretexte, ce sera une soi disante menace accompagnée d’un pseudo jet de canette et ça y est tout est réuni pour faire un lynchage politique Place de la Liberté. Nous n’entrerons pas dans les faits, il suffisait de voir l’état de nos 6 camarades (contusions, fatigue...) à la comparution immédiate ainsi que les sourires des flics pour comprendre "qu’ils se sont fait plaisir" tout en gérant bien leur affaire pour les envoyer au trou. Plus de 30 flics au procès, 12 se portant partie civile, un préfet qui annonce que c’est l’Etat lui même qui porte plainte, des articles de journaux décrivant l’extaordinaire violence des personnes arrêtées, le chef des RG présent, un flic avec une attèle qui peine à montrer qu’il ne sait pas faire semblant de boiter, un commissaire Papineau sur son 31 faisant un entrée spectaculaire ; bref il ne manquait plus, comme le dira d’ailleurs une avocate, que la venue du ministre de l’intérieur et la pièce du 10 octobre était rejouée. Outrage, rebellion et violence sont cités en chefs d’inculpation. Heureusement nos camarades décident de ne pas accepter la comparution immédiate, cet outil formidable de la justice pour annihiler toute possible défense, ce qui leur vaudra le renvoi du procès au 8 juillet et la détention provisoire à la prison de Vivonne pour cinq d’entre eux et un contrôle judiciaire pour la dernière.

Qu’ils se sentent aussi libres dans leurs façons d’agir n’est que la traduction d’un rapport de force en leur faveur. Grèvistes, sans papiers ou "radicaux" en font les frais depuis trop longtemps. Plus que jamais nous appelons à ce que la peur change de camp.

Rendez-vous devant le Palais de Justice de Poitiers le 8 Juillet à 16h !

Solidarité avec les incarcéré-e-s !
Nous ne nous laisserons pas abattre car la joie et la rage animent nos vies !


Les 6 copains/copines dont il est question plus bas viennent cet après-midi vers 17 heures de passer en comparution immédiate. Ils et elles refusent cette comparution immédiate. Le Procureur réclame une détention provisoire dans l’attente du jugement, on saura dans la soirée si le juge suit ou pas. Ils ont été amochés mais rien de très grave.

Il s’agit toujours des mêmes règlements de comptes de la BAC, du préfet, du commissaire Papineau avec les mêmes éléments considérés comme « anarcho-autonomes ».

Dans la soirée, 5 sur les 6 ont été placé en détention provisoire dans l’attente du procès le 8 juillet.


répression à Poitiers

Indy Nantes, mercredi 23 juin 2010

On pensait que le climat s’était un peu calmé à Poitiers depuis les vagues qui avaient agité la ville ( https://nantes.indymedia.org/article/19730) d’octobre à février. Bah c’est reparti. Durant la fête de la musique, 6 camarades ont été interpellé suite à une bagarre avec la maréchaussée. Un échange de coup à eu lieu et six policiers auraient été blessé (la bonne blague, un des mecs qui courait comme un lapin lundi soir s’est présenté au procès avec un attelle).

A l’origine (selon la presse locale et donc à peut prêt aussi fiable que l’horoscope de madame Irma), une personne aurait vu le désormais célèbre commissaire Papineau qui patrouillait (par hasard) dans les rues. Sur ce elle aurait criée : "Papineau, on aura ta peau". Ce slogan était apparu sur les murs de Poitiers à la suite du 10 octobre et de la répression qui s’en est suivie (comme par hasard). Ensuite la personne (ivre bien sur) aurait jeté une bouteille sur le groupe de flic. Il se trouve que cette personne évoluait dans le milieu "anarcho autonome" (ça fait énormément de hasard dit donc). Rappel : "Anarcho autonome" pour les flics c’est à peu prêt tous les militants révolutionnaires extra orge, partant de là c’est vaste.

Il est quand même formidable de penser qu’un militant révolutionnaire aurait l’idée d’insulter un commissaire, puis de lui jeter un projectile à la gueule à visage découvert. Autant vous dire que ça sent le bidonnage. Après une course poursuite (la personne était apparemment très ivre mais tout de même capable de faire courir les flics un demi kilomètre sans se faire prendre avant d’atteindre la place du marché) la personne s’est faite arrêter. Puis, les amis de celle ci (des militants politiques, quel surprise !) se sont jeté sur les keufs pour la libérer. Evidemment les flics ont rameuté tout le monde et hop ! au comico !

(Il s’agit ici de la version de la presse toujours, il n y a rien de clair)

Quoiqu’il en soit, les six ont fait 48 heures de GAV. C’est long. Visiblement ils ont été frappés (on ne sait pas si cela a été fait en GAV ou durant la bagarre mais il parait que c’est pas beau à voir).

Je n’étais pas au procès. Je ne peux pas dire comment ça s’est passé. Juste ils ont refusé la comparution immédiate et le procès a été renvoyé au 8 juillet. En attendant, 5 des 6 personne écroué ont été emmené à la tristement célèbre prison de Vivonne. La sixième est soumise au contrôle judiciaire (pointage tous les deux jours au commissariat).

A bas la répression ! A bas la justice de classe !


Rixe avec la police : cinq blessés, six interpellés

La Nouvelle République, 23 juin 2010

L’arrestation d’une jeune femme qui avait menacé le patron de la police a dégénéré, lundi, dans la nuit. Pris à partie, cinq policiers ont été blessés.

La Fête de la musique traîne toujours dans son sillage quelques débordements. Une vingtaine de personnes ont été interpellées pour une série de méfaits au cours de cette nuit-là.

Mais, ce qui s’est passé vers 1h30 du matin est d’un autre ordre. Ce n’est pas juste un débordement en marge des festivités musicales, mais plutôt le dernier épisode d’un jeu de provocation qui dure depuis des mois. « Une agression gratuite », résume le procureur de la République.

Des coups et des morsures

Vers 1h30 du matin, dans le secteur de la rue de la Regratterie, une jeune femme visiblement ivre apostrophe un groupe de policiers. Le directeur de la police est là. « Il est alors visé par une menace de mort », explique le procureur. « Elle lui a dit “Papineau on aura ta peau” », précise une source policière. Une menace largement diffusée par des tags sur les murs de la ville au début de l’année.

Une bouteille lancée vers le patron de la police explose ensuite à ses pieds. Le commissaire Papineau course la jeune femme suspectée du jet de bouteille. Elle est rattrapée vers la place de la Liberté.

« Au début l’interpellation se déroulait plutôt normalement. Mais, elle a commencé à se débattre quand elle a vu ses copains arriver. Il a fallu la maîtriser », explique un policier. La situation dégénère en affrontement.

Une rixe oppose les policiers et le groupe. « Ils ont reçu des coups de pieds, de poings et même des morsures », relève le procureur de la République. Cinq policiers sont blessés. Des renforts convergent alors vers la place. Au final, six personnes suspectées de violence contre les forces de l’ordre sont interpellées. « Ça a été très chaud aussi dans le commissariat. Il a fallu du monde pour les surveiller », expliquent des fonctionnaires de police. Un médecin venu ausculter un des interpellés aurait même été violenté.

Les auditions des interpellés se poursuivaient, hier, et le procureur ne se prononçait pas sur les suites judiciaires potentielles. Les interrogatoires ne portent pas seulement sur les faits de la nuit écoulée. Les enquêteurs de la PJ sont aussi intéressés par les suspects arrêtés. Ils sont en effet saisi d’une enquête concernant les menaces de mort contre le patron de la police et les tags qui avaient couvert à Poitiers.

Les syndicats de police en colère

Les syndicats de policiers sont en colère après les événements survenus. En colère face à une montée de la violence qui les touche souvent. En colère, contre le traitement qui leur est réservé au CHU. Cinq policiers ont été blessés par les coups. Trois souffrent de contusions, notamment le directeur de la police ; deux fonctionnaires font l’objet d’un arrêt de travail. Une femme a eu un doigt cassé ; un policier, plus sérieusement touché à un genou, est arrêté quinze jours.

« Ce que je trouve inadmissible », réagit Alain Pissard, secrétaire départemental du syndicat Unité police, « c’est qu’ils ont zéro jours d’ITT. C’était déjà pareil la dernière fois quand un collègue a été blessé à un bras lors de la tentative d’évasion d’un prévenu. Il a été arrêté quarante-cinq jours, mais il a zéro jours d’ITT. Je trouve cela révoltant. On a l’air de trouver cela normal que des policiers soient blessés. »

Le syndicat Alliance a réagi aux événements pour apporter son soutien aux « collègues blessés dans leur action pour assurer la sécurité des Poitevins ».

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