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Poitiers : le procès d’un voleur de casse-dalle
(Le 13 septembre 2010)

Poitiers : le procès d’un voleur de casse-dalle

« Qu’est ce que la propriété privée ? C’est le vol ! »

Qui n’a jamais rien volé ? Qui n’aspire pas à la gratuité de l’alimentation et de la vie ? Qui tiraillé par la faim n’est pas exacerbé en passant devant Monoprix ? Qui ne trouve pas scandaleux que l’on soit convoqué en justice pour avoir pris un casse-croûte sans payer dans une grande surface ?

C’est malheureusement le lot commun de cette société basée sur la sacro-sainte propriété privée. S’il y a bien une valeur à défendre bec et ongle pour le capitalisme, c’est celle-ci. Le vol aussi ridicule soit-il est un crime et une attaque, d’un point de vue matériel et moral. C’est un comportement hors de la norme sociale qui potentiellement menace la rentabilité puisqu’il prend le parti de la gratuité. Quoi ? C’est la crise ? Et alors ? Profitons-en pour l’aggraver, nous ne sommes pas du côté des tenants de ce monde ! Ce qui apparaît là est une guerre économique, une guerre de basse intensité à toutes celles et ceux qui ne se résigne pas à crever dans la misère. Ce n’est donc pas une surprise de passer entre les mains sales d’un palais d’injustice pour une miette d’un soir à grignoter.

Il ne s’agit pas là de faire passer le vol comme une fin en soi mais il n’en n’est pas moins un moyen comme un autre. Un moyen de subsistance, de moins ou pas cramer d’argent, de se réapproprier nombreuses marchandises obtenues par l’exploitation salariale, de moins filer d’argent aux multinationales qui nous pourrissent. Et un moyen aussi de risquer de se faire attraper et de se retrouver dans ce genre de situation, si on n’a pas l’énergie que cela nécessite ou si on le fait en se disant « j’en ai rien à foutre d’me faire coincer ».

Mais ce n’est pas pour autant qu’on rentrera dans leur norme du bon citoyen modèle car c’est un rapport de classe qui s’instaure qu’on le veuille ou non et par conséquent conflictuel.

Ne lâchons pas l’affaire, persistons et ne perdons pas de vue nos objectifs de liberté, combattons nos peurs qui nous enferme.

Pour une délinquance de lutte !
Désobéissance incivile !

« Le droit de vivre ne se mendie pas, il se vole à l’oppresseur ! »

Le 17/09 à 10h00 devant le TGI de Poitiers « pour avoir frauduleusement soustrait » un p’ti cass-dalle.

Jura libertaire, 12 septembre 2010.

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