Revenir aux brèves

Actions directes

Afrique

Allemagne

Amérique du Sud

Antifascisme

Asie

Australie

Belgique

Canada

Ecoles

Espagne

Etats-Unis

Europe

Faux-amis

Grèce

Italie

Keufs, juges, contrôleurs, militaires, journalistes...

Libération animale

Monde

Moyen/Proche-Orient

Notes critiques

Nuisances et Technologies

Parutions

Pays-Bas

Prisons & Centres de rétention

Publicité

Repression et Propagande policiere

Réacs de tous poils

Russie/Ukraine/Biélorussie

Solidarité(s)

Squats

Suisse

Turquie

Revenir à Cette Semaine

Lyon : Casse pendant les manifestations d’octobre, deux arrestations de plus
(Le 4 décembre 2010)

Lyon : Casse pendant les manifestations d’octobre, deux arrestations de plus

Progrès de Lyon, le 04.12.2010 02h01

Deux adolescents ont été mis en examen hier pour avoir retourné des voitures. Après la vague de flagrants délits, l’enquête de fond menée depuis un mois a permis d’identifier des casseurs

Le 20 octobre à Lyon, au lendemain des violences urbaines commises en marge de la manifestation contre la réforme des retraites, le ministre de l’intérieur Brice Hortefeux avait annoncé la couleur. « Je suis venu à Lyon pour préciser et confirmer aux casseurs que leurs actes ne demeureront pas impunis ». Six semaines après la fin des hostilités, deux interpellations viennent démontrer qu’il ne s’agissait pas d’un simple effet d’annonce.

Jeudi matin, deux adolescents de seize ans ont en effet été arrêtés. Ils ont reconnu sans difficulté avoir retourné des voitures rue de la République à Lyon (1 er), confondus par des vidéos qui laissent peu de place à la dénégation. D’autres arrestations vont suivre car une soixantaine de suspects sont d’ores et déjà identifiés. Entre le 14 et le 22 octobre, les incidents qui se sont produits à Lyon ont donné lieu à 322 interpellations, et 25 peines de prison ferme ont été prononcées en comparution immédiate, dont la moitié avec mandat de dépôt. 40 % de ces arrestations faisaient suite à des jets de projectiles, les autres étaient motivées par des incendies et dégradations volontaires, ou par la participation à un attroupement armé. Après les opérations de maintien de l’ordre, la direction départementale de la Sécurité publique, en lien avec le parquet, a entrepris un travail de fond pour identifier les auteurs de vols, de pillages, de dégradations et de vandalisme. Pour ce faire, les enquêteurs disposent d’une masse d’informations, notamment des heures de vidéo, provenant de la surveillance urbaine et des images filmées par l’hélicoptère de la gendarmerie et les CRS, ainsi que divers blogs et forums. Les deux jeunes gens interpellés jeudi matin, dans un lycée général de Saint-Priest et dans un lycée professionnel de Bron, ont été identifiés sur des images de vidéosurveillance urbaine. Le premier, originaire de Saint-Priest, connu pour un simple vol à l’étalage, se trouvait dans un groupe qui, le 19 octobre a retourné deux véhicules rue de la République, une Clio à 10 h 23 à la hauteur du numéro 12 puis un Renault Mascott à 10 h 38, à l’angle de la rue de l’Arbre Sec. Le second, qui demeure à Rillieux, est inconnu de la justice. Il a le même jour, au même endroit, contribué à retourner une Twingo, à 10 h 27 puis une Peugeot 207 à 10 h 45. Pourquoi ? L’ambiance du moment, ont-ils expliqué. Chez eux, les enquêteurs ont trouvé les vêtements qu’ils portaient le jour des faits. Ils ont été mis en examen hier pour dégradations volontaires en réunion.

Suivant
Imprimer l'article