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Lyon/mouvement sur les retraites : nouvelles arrestation de lycéens
(Le 17 décembre 2010)

Lyon : Deux nouveaux "casseurs" arrêtés, une soixantaine identifiable

Lyon capitale 16/12/2010 à 17:52

Mercredi 15 décembre, la police lyonnaise a arrêté deux "casseurs". Deux mineurs de 15 et 16 ans qui ont reconnu avoir participé au pillage de la Sellerie Victor-Hugo, le 19 octobre dernier. Chez eux, les forces de l’ordre ont retrouvé plusieurs portefeuilles, sacs et articles de maroquinerie. A ce jour, la police lyonnaise parle d’une soixantaine de "casseurs" identifiables grâce à la vidéo-surveillance urbaine, plus d’une cinquantaine restent à interpeller.

11h30, mardi 19 octobre. Un millier de jeunes affrontent les forces de l’ordre place Bellecour au centre ville de Lyon . Brusquement un groupe se détache, une centaine de jeunes se met à courir et déferle rue Victor-Hugo. En quelques minutes, plusieurs vitrines de magasins sont brisées, plusieurs commerces pillés : France Arno, Micromania, la Sellerie Victor-Hugo subissent des dégâts considérables tel un nuage de criquets sur un champ de blé. Ce que les jeunes oublient, c’est que les caméras de vidéo-surveillance veillent. Et Lyon, en la matière, est plutôt en pointe.

Deux mineurs de 15 et 16 ans arrêtés

C’est ainsi que mercredi 15 décembre, pour la deuxième fois en quinze jours, les policiers sont allés cueillir chez eux deux jeunes "casseurs". Deux jeunes de 15 et 16 ans, domiciliés à Vénissieux, "qui se croyaient à l’abri". Selon les forces de l’ordre, "ils ont reconnu avoir participé à ce pillage, avoir volé des portefeuilles, un sac à main et divers articles de maroquinerie à la sellerie Victor-Hugo" . L’un d’eux a également été mis en cause dans le vol d’un des autres magasins de la rue. Les policiers ont retrouvé chez lui un article venant de chez France Arno, un sac à main.

20 délits et 60 individus identifiables grâce la vidéo-surveillance

Sur cette affaire, les policiers ont enquêté à partir de faits, en l’occurrence le "vol en réunion" commis à la Sellerie Victor-Hugo, un délit passible de cinq ans de prison. Ils ont ensuite vérifié s’ils pouvaient reconnaître les auteurs sur les images de vidéosurveillance urbaine. Puis, ils ont mobilisé les commissariats de l’agglomération afin de reconnaître les visages identifiés sur les vidéos. Bingo, ces deux-là étaient connus des services de police. Des noms ont été rapidement mis sur leurs visages.

"De toute façon, on les gaulera ! "

Depuis début novembre, une cellule d’investigation spéciale a été mise en place à l’hôtel de police de Lyon, rue Marius Berliet, dans le 8e. Elle mobilise deux policiers de chaque commissariat central de l’agglomération (Est, Centre et Ouest) et deux enquêteurs de la sureté départementale qui travaillent exclusivement à retrouver les "casseurs". A cette date, les policiers disent avoir mis à jour une vingtaine de faits "pénalement répréhensibles" : retournement de voiture, jets de pierre sur les forces de l’ordre, vol en réunion, etc. Ils parlent également d’une soixantaine d’individus, auteurs de ces faits, reconnaissables sur ces images. Reste à mettre un nom sur leurs visages, certains sont déjà identifiés et seront interpellés prochainement.

A cette date, six casseurs ont été arrêtés grâce à la cellule d’investigation. Deux le 2 décembre pour avoir participé au retournement de deux véhicules sur la voie publique. Ajoutés aux deux arrestations de ce mercredi, et à deux autres, issus d’une enquête ouverte pendant les émeutes, cela porte à six le nombre de "casseurs" interpellés. La Sureté départementale promet "bientôt, d’autres développements ". Arrestations et présentations au parquet seront "ventilés dans le temps ", précise Albert Doutre, patron de la Sécurité publique. "De toute façon, on les gaulera ", concluait le préfet du Rhône, jeudi matin. Jean-François Carenco recevait les médias à l’occasion d’un point presse sur la sécurité départementale. Un peu plus d’une cinquantaine de "casseurs" resterait donc à interpeller.


Encore quatre arrestations liées aux manifestations d’octobre

Le Progrès, 17.12.2010 02h01

Quatre adolescents, soupçonnés d’avoir participé aux violences urbaines et aux pillages en marge des manifestations d’octobre contre la réforme des retraites, ont été interpellés mercredi matin. Ces arrestations font suite à celles du 2 décembre et visent « les fauteurs de troubles » responsables des faits les plus violents commis à l’occasion des manifestations. Depuis début novembre, une cellule constituée d’une dizaine de policiers de la Sécurité publique travaille à plein-temps sur l’identification et l’interpellation des casseurs, en lien avec le parquet de Lyon.

Les enquêteurs disposent notamment d’un volume très important d’images, issue de la vidéosurveillance urbaine, des films réalisés depuis l’hélicoptère de la gendarmerie, ainsi que par les CRS, sans oublier les réseaux sociaux.

C’est à partir de ces données qu’une soixantaine de personnes sont d’ores et déjà identifiées. Mercredi matin, deux adolescents de 16 ans ont été arrêtés à Vénissieux, l’un chez lui, l’autre dans son lycée. Ils sont impliqués dans le pillage de la sellerie Victor-Hugo et du magasin France Arno, rue Victor-Hugo le 19 octobre. Deux autres garçons de 16 ans ont été interpellés à Rillieux et à Lyon (9 e), pour avoir dégradé et retourné, en compagnie d’autres jeunes gens, des voitures rue de la République. Ces quatre garçons ont été présentés hier au parquet.


Emeutes lycéennes : deux "retourneurs" de voitures arrêtés

Lyon capitale 03/12/2010 à 16:09

Deux jeunes de 16 ans ont été interpellés par la police jeudi 2 décembre et présentés au Parquet ce vendredi. Le 19 octobre dernier, ils auraient chacun retourné deux véhicules, dans le secteur de la rue de la République. Ils ont été confondus grâce aux caméras de vidéosurveillance.

Deux jeunes lycéens de 16 ans ont été interpellés ce jeudi par la police. L’un habite St-Priest, l’autre Rillieux mais est scolarisé à Bron. Chacun d’eux est soupçonné d’avoir participé à des dégradations de véhicules le mardi 19 octobre lors des émeutes lycéennes, et notamment de les avoir retournés. Assisté d’autres jeunes, le San-Priot s’en serait ainsi pris à une Clio professionnelle appartement à Ricoh, société spécialisée dans les imprimantes de bureau, à 10h23. Le véhicule était alors stationné au 12 rue de la République (proche de Bellecour). Puis, à 10h48, il se serait attaqué à un camion benne basé à l’angle de la rue de l’Arbre sec et de la rue de la République.

Parmi un autre groupe, le jeune Brondillant aurait quant à lui renversé à 10h30 une Peugeot 207, rue de la République. Puis, à 10h40, il aurait sauté sur le toit d’une Twingo avant aussi de la renverser. Aucun de ces véhicules n’a été incendié.

29 véhicules retournés

Tous deux ont été identifiés grâce à la vidéosurveillance de la ville. Il existe 238 caméras à Lyon. Ils ont été présentés ce vendredi au Parquet, aucun d’eux n’est connu des services de police. Contactés par nos soins, le procureur de la République n’a pas souhaité faire de commentaires. Jean-Marc Rebouillat, chef de la sûreté départementale, explique que l’interpellation le jeudi 21 octobre d’environ 300 jeunes, d’abord encerclés place Bellecour puis emmenés à l’Hôtel de Police a permis d’avoir "un panel assez fiable des établissements qui avaient fourni le plus de délinquants ". Disposant de photos tirées des enregistrements vidéo, les enquêteurs ont pu interroger les lycées concernés et les élèves qui y sont scolarisés pour identifier les fauteurs de troubles.

La police s’emploie à présent à confondre leurs comparses, toujours grâce à la vidéo. "Il est possible qu’ils ne se connaissaient pas et se soient retrouvés au moment des faits ", souligne Jean-Marc Rebouillat. Celui-ci avait indiqué qu’une “cellule spéciale ” serait mise en place dans les locaux de la police lyonnaise, composée d’une dizaine d’hommes qui travailleront “plusieurs mois s’il le faut ” pour retrouver les auteurs de dégradation. Selon le bilan établi par la préfecture, 29 voitures ont été renversées pendant les six jours émeutiers de Lyon .

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