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[Paris] Quand la brigade criminelle de Paris cherche à acheter un camarade...
(Le 26 janvier 2011)

[Paris] Quand la brigade criminelle de Paris cherche à acheter un camarade...

Indy Nantes, mercredi 26 janvier 2011

Un squatteur parisien, gardé à vue dans les locaux de la brigade criminelle de Paris s’est vu proposer dans la nuit de la thune contre des informations, il y a une dizaine de jours à paris.

Deux flics en civils sont venus le rencontrer en GAV. Rien de très original, il lui ont foutu un peu la pression, lui ont montré une vieille photo (genre on te connaît bien, on te suit depuis longtemps, c’est une photo de la première manif où on te voit), lui ont dit qu’ils avaient en gros les moyens de lui pourrir la vie s’il refusait de coopérer : le faire virer de son taf, faire courir le bruit que c’est une balance...
Ambiance, « tu fais des études, ça coûte cher les études, on peut te les payer »... Ils étaient très sûrs d’eux, lui expliquaient qu’il était très bien placé pour avoir des informations intéressantes, intégré à un certain milieu mais pas trop. Ils voulaient des dates et des lieux de réunions, des noms aussi (« t’es pas obligé de balancer tes copains, tu peux balancer les gens un peu plus loin »)... Ils lui ont proposé aussi un cdd (et oui) de six mois : trois mois avant et trois mois après le G8 de Nice en 2011. Ils sont revenus le voir le lendemain, lui ont foutu à nouveau la pression et ont fini par lui dire qu’il n’était pas obligé de les écouter, ce à quoi il aurait répondu qu’il voulait retourner dans sa cellule.Un de ces deux flics s’est pointé à d’autres procès du milieu squat parisien (élargi).

Ce n’est pas la première fois qu’une « tentative » d’acheter des camarades est rendue publique, ça avait été le cas à Lyon également il y a quelques mois... « 22 v’là la SDAT ». Cette proposition parisienne arrive au moment où se suivent les incarcérations en lien avec la lutte contre la « machine à expulser ». Face à ces manoeuvres dégueulasses des flics, il ne s’agit pas de céder à la paranoïa, mais plutôt d’affiner encore et toujours nos pratiques de sécurité, pour se protéger et protéger nos compagnon-ne-s, camarades et nos luttes...

Qu’elles soient joyeuses et offensives !

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