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Angers (Maine-et-Loire) : Des enfants gribouillent les murs de leur cité et... finissent au poste
(Le 14 avril 2011)

Angers (Maine-et-Loire) : Des enfants gribouillent les murs de leur cité et... finissent au poste

Le Post, 14/04/2011 à 20h07

Certains ont "cru à une blague." Mais non.

Mercredi dernier, quartier de la Roseraie, à Angers (Maine-et-Loire), cinq enfants de 7 à 8 ans, quatre fillettes et un garçon, jouaient en bas, dans le jardin fermé de la résidence HLM.

Vers 16h30, alors que tout ce petit monde s’appliquait à ... dessiner sur des murs des bâtiments, avec des morceaux de bois semble-t-il, ils ont eu une drôle de surprise.

Comme l’a signalé un internaute à Rue89, la police en personne est venue à leur rencontre. Il faut dire qu’elle n’est pas loin : ses locaux sont en face, et elle a vue sur le jardin.

Et là, alors que les parents de ces enfants sont aux fenêtres qui entourent le jardin, précise Rue89, les policiers emmènent les enfants... au poste, pour vandalisme et absence de surveillance.

Une jeune femme, dont les petites soeurs font partie du lot, voit les policiers intervenir et leur demande ce qu’il se passe. "Ils m’ont dit qu’elles dessinaient sur les murs et qu’il fallait aller les chercher au commissariat" explique-t-elle à Rue89.

Les parents des enfants prennent donc, furax, le chemin du commissariat pour récupérer leur progéniture.

Sur place, des enfants sont en pleurs, et le ton monte. "Ils ont répondu (à une mère) qu’elle ne savait pas éduquer ses enfants. Ils n’avaient pas à dire ça" rapporte un témoin à Rue89.

Les policiers voulaient faire de la prévention : c’est ce qu’aurait expliqué l’un d’eux. Estimant que le type de comportement pour lequel ils étaient intervenus pouvait "dégénérer" et que ces enfants étaient susceptibles, plus tard, de "casser des abris de bus" s’ils n’étaient pas repris à temps...

Les policiers ont-ils tout de même cherché à trouver les parents ?

Ils "ne voulaient pas alerter tout l’immeuble", ni "créer du désordre" selon un policier du commissariat.

"Les collègues ont parlé cinq minutes avec les gosses avant de demander où habitaient leurs parents. Personne n’a répondu" explique quant à lui à Ouest-France Philippe Boussion, du syndicat SGP Unité police Fo. Il précise aussi que les enfants n’ont pas été conduits au poste car ils écrivaient sur les murs, "mais parce qu’ils étaient livrés à eux-mêmes." Ajoutant : "S’il s’était passé quelque chose, on aurait sûrement parlé de la faute des policiers."

Interrogée par Rue89, l’adjointe du quartier de la Roseraie, Norma Mével Pla, n’a pas caché son indignation, arguant que "les faits (...) ne justifient en aucun cas ce type d’intervention."

Le parquet d’Angers a été saisi. Contactée par Ouest-France, la procureure Brigitte Angibaud explique que le parquet "n’a pas été avisé." Elle revient sur les faits : "on n’est pas du tout dans le cas d’une procédure pénale. On est plutôt dans le cas d’un excès de zèle des policiers."

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