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Cherbourg/Toulouse : "mort aux vaches, mort aux lois, vive l’anarchie" !
(Le 10 juin 2011)

Rennes : Condamné pour avoir chanté du Brassens

Ouest France, lundi 30 mai 2011

« Interpréter cette chanson devant un miroir, pourquoi pas... Devant des policiers, c’est un outrage », apostrophe le procureur, ce vendredi 27 mai, devant le tribunal correctionnel de Rennes.

Dans la nuit du 24 juillet 2009, un Rennais de 27 ans avait chanté Hécatombe, de Brassens, dans laquelle il est question de « mégères gendarmicides ». Et ce, depuis la fenêtre d’un appartement de Cherbourg. Le public ? Trois policiers qui n’ont pas apprécié.

Ivre, le fan de Brassens est interpellé. Ce vendredi, il a reconnu les faits : « Mais ce n’était pas directement destiné aux policiers. » L’avocat de la défense a rejoint le procureur : « Tout le monde n’a pas le talent de Brassens. Mon client avait bu. »

Le prévenu a été condamné à un travail d’intérêt général de 40 heures. Il devra aussi verser 100 € à deux policiers. Comme quoi, on n’est pas libre de chanter n’importe quoi chez soi. En revanche, on est libre de vous proposer cette chanson de Brassens pour vous faire un avis !


Ils chantent Brassens devant les policiers et finissent au poste

La Dépêche du Midi, 10/06/2011 07:56

Trente-deux personnes convoquées au commissariat de Toulouse, hier, pour avoir entonné des chansons de Brassens et des chants hostiles aux policiers.

Une trentaine de contestataires ont été interpellés mercredi soir devant le commissariat de Toulouse pour outrage parce qu’ils chantaient l’une des grandes chansons de Georges Brassens contre l’autorité avec son cri de « mort aux vaches », selon leurs propres témoignages.

Du côté du commissariat, on indique que ces « militants de l’ultra-gauche » ne chantaient pas seulement « Hécatombe », le brûlot anarchiste de Brassens, mais d’autres textes insultants et constitutifs d’outrage à la nation et aux forces de l’ordre.

Répondant à des appels à la mobilisation lancés sur internet ou par SMS, les protestataires avaient entrepris de chanter, devant le commissariat central, boulevard de l’Embouchure, la chanson dans laquelle des « mégères gendarmicides » de Brive-la-Gaillarde se ruent sur les représentants de l’ordre et font crier à un maréchal des logis : « Mort aux vaches, mort aux lois, vive l’anarchie ».

Il s’agissait, ont dit les protestataires, de manifester leur soutien à un Rennais de 27 ans condamné le 27 mai pour outrage pour avoir entonné le même brûlot anarchiste, en présence de trois policiers. Ce Rennais avait écopé d’une peine d’amende et des heures de travail d’intérêt général.

Mercredi soir, les policiers de Toulouse n’ont pas apprécié le récital un brin provoc. « On était une trentaine, ils nous ont encerclés », a relaté l’une des protestataires, convoquée hier matin. Ils ont été conduits à l’intérieur du commissariat, ont dû décliner leur identité et ont un instant redouté le placement en garde à vue.

Finalement, 32 d’entre eux sont convoqués dans les prochains jours, ont dit les contestataires.

Une Italienne de Trévise, âgée de 27 ans, était parmi les premières convoquées hier matin tandis qu’une vingtaine de personnes l’attendaient dehors pour la soutenir.

« Hier soir, vous vous êtes présentée devant le commissariat, vous avez chanté des chansons qui constituent un outrage à la police », lui a dit la policière qui l’a entendue, selon son témoignage. Connaisseuse de Brassens, elle a trouvé son interpellation « ridicule » et « surréaliste » : « Je croyais qu’il n’y avait rien de mal à chanter Brassens devant un commissariat. Apparemment, il y a certaines personnes auxquelles on ne peut pas toucher », a-t-elle dit.

Elle a voulu rester anonyme devant la presse, comme les autres protestataires.

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