Revenir aux brèves

Actions directes

Afrique

Allemagne

Amérique du Sud

Antifascisme

Asie

Australie

Belgique

Canada

Ecoles

Espagne

Etats-Unis

Europe

Faux-amis

Grèce

Italie

Keufs, juges, contrôleurs, militaires, journalistes...

Libération animale

Monde

Moyen/Proche-Orient

Notes critiques

Nuisances et Technologies

Parutions

Pays-Bas

Prisons & Centres de rétention

Publicité

Repression et Propagande policiere

Réacs de tous poils

Russie/Ukraine/Biélorussie

Solidarité(s)

Squats

Suisse

Turquie

Revenir à Cette Semaine

Notre-Dame-des-Landes : infos sur les accusés d’une action contre Vinci
(Le 4 décembre 2011)

Notre-Dame-des-Landes : six anti-aéroport interpellés et placés en garde à vue

Ouest-France, 01 décembre 2011

Une importante opération a été menée ce jeudi matin par la compagnie de gendarmerie de Nantes, dans le secteur du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Six militants anti-aéroport ont été interpellés puis placés en garde à vue. Cinq d’entre eux ont reconnu avoir participé aux dégradations du siège de Vinci Construction, à Couëron, le 20 octobre dernier. Du fumier et de la peinture avaient été déversés sur la façade du bâtiment, ainsi que dans le hall d’entrée. Le préjudice pour le groupe a été évalué à 30 000 €.

Cinq des six opposants interpellés sont convoqués devant le tribunal correctionnel en février. Ils sont poursuivis pour dégradation en réunion et refus de se soumettre à un prélèvement d’ADN.


Descente de flics à Couëron et sur la ZAD ce 1er décembre

lundi 5 décembre 2011, par zadist

Jeudi 1er décembre 2012. A 6h30, une sacrée flopée de flics débarque au domicile de 6 militant-e-s anti-aéroport aux alentours de Nantes et les emmène dans divers commissariats. Ce même matin, les flics arrivent en masse sur la ZAD à la Saulce et interroge les habitants pour savoir si celleux-ci pourraient identifier et indiquer le domicile de 5 occupant-e-s de la zone. Peine perdu pour les bleus, bien sur...

Ces descentes font suite à l’action contre le siège de Vinci Construction Grand Ouest, le 20 octobre dernier. Une des 6 personnes sera rapidement relachée, arrêtée par erreur. Les 5 autres militant-e-s interpellé-e-s seront interrogé-e-s longuement sur cette action, les flics leur foutant la pression en déballant à chacun-e sa petite fiche à la DCRI, les relations qu’il ou elle a avec d’autres militant-e-s et même plus. Illes finiront par sortir dans l’après midi vers 16h. Quatre de ces militant-es auront à répondre de "dégradations en réunion" ou "complicité de..." et "refus de prélèvement ADN" devant la justice lors de leur procès qui se tiendra le 13 février 2012.

La flicaille continue son travail répressif contre les opposant-e-s à l’aéroport, déjà bien engagé depuis quelques mois. Ce sont en effet plus d’une dizaine de procès pour des motifs divers comme outrage, rébellion, refus de prélèvement ADN et autres dégradations qui se tiendront courant 2012, sans compter les procès déjà passés...

Bien sur, nous ne nous étonnons pas de cette répression. Elle a toujours existé dans le contexte des luttes parce qu’elle nécessaire à la perpétuation du système. Il ne s’agit pas de s’apitoyer d’elle mais de l’analyser, d’en extraire les enseignements pour s’y adapter continuellement et se renforcer. Car il serait naif de ne pas la considérer pour ce qu’elle sera : toujours plus forte à notre encontre dans cette lutte, comme dans d’autres.

Il va sans dire que nous sommes solidaires des camarades arrêté-e-s jeudi 1er décembre, comme pour tous celles et ceux venir !


Compléments d’info

Indy Nantes, jeudi 01 décembre 2011

Les prises de vue qui auraient permis d’identifier les camarades arrêtés auraient été effectués par des employés de Vinci...
la collaboration est apparemment chose facile chez les employés de Vinci...

Sinon, la rafle continue apparemment.

Leur répression ne nous arrêtera pas !


NE LES LAISSONS PAS ÉCRASER LA LUTTE SOUS LES PROCÈS

Collectif Nantais de Lutte Contre l’Aéroport, 4 décembre 2011

En Loire-Atlantique le 1er décembre à 6 heures du matin, la préfecture a lancé une rafle policière pour arrêter - ou tenter d’arrêter - sur les communes de Couëron, Chauvé et la ZAD de Notre-Dame-des-Landes onze personnes engagées dans la lutte contre le projet d’aéroport. En fin de journée cinq personnes étaient inculpées de « dégradations commises en réunion » ou « complicité de... » avec une date de procès fixée au 13 février 2012. Cinq autres personnes seraient à ce jour encore recherchées.

LES FAITS QUI LEUR SONT REPROCHÉS

Avoir déversé le 15 octobre, à une cinquantaine, quelques poignées de fumier et des œufs remplis de peinture sur le perron extérieur et la façade du siège Ouest de Vinci, sur la commune de Couëron, après avoir tenté de discuter avec les salariés et distribué un tract.

DES MOYENS COMPLÈTEMENT DÉMESURÉES

Alors que l’action du 15 octobre a été commise au grand jour, à visage découvert pour les personnes arrêtées, pourquoi un tel déploiement de forces policières à 6 heures du matin ce 1er décembre, alors qu’une simple convocation suffisait pour interroger les personnes ?

27 véhicules dénombrés sur la ZAD (deux cars, des fourgons, des voitures de la BAC et un hélicoptère), 14 à Couëron. La brigade d’intervention de Nantes était prête à défoncer au bélier la porte d’une famille pour arrêter le fils de 22 ans, ou casser un carreau pour entrer en force chez des militants ayant une implication politique publique de longue date.

Au cours des interrogatoires deux jeunes femmes ont dû se déshabiller pour être photographiées en sous-vêtements sous prétexte d’identification de tatouages ( !), et certains arrêtés qui ont refusé le prélèvement d’ADN pour fichage ont été inculpés pour cela. (...)

Suivant
Imprimer l'article