[Le 25 avril des manifestations appelées par la Confédération des étudiants du Chili (CONFECH) s’est terminé avec 69 arrestations a Santiago. Plusieurs étudiants ont eu des blessures causé par des tirs de balles de caoutchouc. À part l’utilisation des carabines antiémeute, la manifestation fut marquée par, entre autre, l’incendie de postes de sécurité publique. À Valparaíso, un étudiant s’est fait écraser par un véhicule et amené à l’hôpital.]
Au moins 30 000 étudiants dans la rue au Chili
AP, 25 avril 2012 | 19:12
SANTIAGO, Chili - Des milliers d’étudiants chiliens ont de nouveau manifesté dans la capitale, mercredi, pour demander une formation scolaire gratuite et de qualité pour tous les Chiliens.
Le président Sebastian Pinera a présenté sa solution pour résoudre la crise de l’éducation qui frappe la pays depuis plus d’un an : un projet de loi de réforme fiscale qui devrait permettre d’amasser 700 millions $ US pour rendre plus accessible le système scolaire chilien, largement privatisé.
Selon le gouvernement, environ 30 000 étudiants ont participé à la manifestation de mercredi à Santiago. Les leaders étudiants ont quant à eux estimé la foule à plus de 50 000 personnes.
La manifestation a été généralement pacifique. Des manifestants brandissaient des pancartes où l’on pouvait voir un portrait d’Albert Einstein avec un béret semblable à celui du révolutionnaire latino-américain Ernesto Che Guevara.
Un peu plus tard, un petit groupe de manifestants a mis le feu à un poste de contrôle, a tenté de vandaliser un feu de signalisation et a lancé des pierres aux policiers, qui ont répliqué par des jets de canon à eau.
Le ministre de l’Éducation, Harald Bayer, a estimé que la manifestation n’était pas justifiée, en soulignant que lundi, le gouvernement avait annoncé la création d’une agence gouvernementale pour les prêts étudiants destinée à remplacer les prêteurs privés. Le gouvernement a aussi annoncé que le taux d’intérêt sur les prêts étudiants passerait de six pour cent à deux pour cent.
Mais un leader étudiant, Gabriel Boric, a déclaré que le gouvernement traitait toujours l’éducation comme un produit de consommation plutôt que comme un droit universel.
Le président Pinera a affirmé que l’argent qui serait récolté par la réforme fiscale qu’il propose permettrait d’apporter de véritables changements dans le système scolaire chilien...
Chili : les étudiants retournent dans la rue pour la première fois de l’année
Afp | 25 Avril 2012 21h00
Des dizaines de milliers d’étudiants ont manifesté mercredi dans plusieurs villes du Chili pour la première fois de l’année, dans le cadre d’un mouvement pour obtenir une réforme de l’éducation lancé en 2011.
A Santiago, 48.000 étudiants, selon la police - 80.000 selon les organisations étudiantes - ont manifesté dans le calme sous l’étroite surveillance des forces de l’ordre, a constaté un journaliste de l’AFP.
La marche avait été convoquée par la Confédération des étudiants du Chili (Confech) qui juge "insuffisante" une proposition du gouvernement d’exclure les banques privées du système de prêts estudiantins, aux taux d’intérêt trois fois supérieurs à ceux pratiqués par les universités elles-mêmes.
Des manifestations de moindre ampleur ont été organisées à Valparaiso (centre), Concepcion (400 km au sud de Santiago), Temuco (600 km au sud de Santiago) et La Serena (400 km au nord de la capitale)
Les étudiants, enseignants et lycéens chiliens ont participé depuis mai 2011 à plus de 40 manifestations, certaines parmi les plus massives depuis le retour à la démocratie en 1990 (jusqu’à 100.000 personnes à Santiago), pour réclamer une réforme profonde d’un système éducatif principalement aux mains du secteur privé et marqué par de profondes inégalités.
Plusieurs de ces manifestations avaient été émaillées de violences entre jeunes casseurs et forces de police anti-émeutes.
Les étudiants exigent une participation de l’Etat au financement des études, pour contrer les effets d’un système éducatif très inégalitaire, ainsi qu’une garantie constitutionnelle sur un noyau dur d’enseignement public gratuit et de qualité.
Fin 2011, le mouvement a obtenu une hausse de 10% du budget de l’éducation pour 2012, de timides aides à l’endettement étudiant et un début de réforme sur la gestion des collèges et lycées publics. La principale organisation étudiante, la FECH, avait prévenu en décembre que "le mouvement continuerait" en 2012.