Un local du PS en flamme à Avignon. Deux arrestations.
A Avignon, dans la nuit de vendredi à samedi, le local de campagne de la
candidate PS aux législatives, Michèle Fournier-Armand, a été détruit par
les flammes. Les policiers ont presque immédiatement procédé à deux
arrestations : Grégory (20 ans, originaire d’Avignon mais résidant depuis
peu sur Lyon) et Damien (29 ans, originaire de l’Isle-sur-la-Sorgue).
Lors de la garde à vue ils ont reconnu les faits (avoir brisé avec des
barres de fer les vitrines puis avoir jeté trois cocktails molotov à
l’intérieur) et auraient indiqué ne faire parti d’aucun parti politique
mais que « c’est au nom de leurs convictions » et « contre la
représentation politique en général » qu’ils ont agi. La police a procédé
à des perquisitions à leur domicile et découvert « de la documentation et
de la littérature d’extrême-gauche ».
Entendus dimanche par le procureur de la République, ils ont étés mis en
examen pour « dégradation par incendie ou moyen dangereux pour les
personnes » puis placés en détention provisoire au Centre pénitentiaire du
Pontet (ils risquent au maximum dix ans de prison ferme).
Localement, PS, PC, PT et UMP ont fermement dénoncé cette « acte lâche et
détestable ». Un acte « qui ne respecte ni la loi, ni la démocratie »
selon Catherine Trautmann (de passage). Marie-Josée Roig, maire UMP
d’Avignon a déclaré : « c’est un acte aveugle et tous les politiques ne
peuvent qu’être solidaires de Mme Fournier-Armand ».
Il semble que depuis le 23 janvier se sont pas moins de 24 permanences
électorales (principalement en Région parisienne) qui ont été la cible d’attaques diverses (18 UMP, 2 PS, 2 PCF et une des Verts).
Informations et citations tirées de la presse quotidienne locale du 1er au 3 avril (La Provence, Le Vaucluse Matin, La Marseillaise).