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Paris : récit de perquisitions dans 2 squats de l’est parisien
(Le 23 mai 2007)

Paris : récit de perquisitions dans 2 squats de l’est parisien

Mardi 24 avril 2007, deux squats, l’un a Montreuil, l’autre dans le 19ème, se sont successivement fait perquisitionnés tôt le matin.

A l’origine de ces perquises, l’interpellation de deux personnes le soir du premier tour, soupçonnées d’incendies de voitures - accusation que la justice n’a pas retenu. Dans les deux squats, l’équipe de police a prétendu que ces personnes habitaient les lieux, ce qui n’a jamais été le cas.

A l’aide de chiens, les flics recherchaient des explosifs. Ils n’ont rien trouvé de tels. Ils cherchaient surtout à réactualiser leurs fichiers, fouillant parmis livres, brochures, vidéos, prenant en photo les personnes présentes, embarquant carnets d’adresses, agendas, clés USB, disques durs, et au passage des outils et 200 euros.

Dans une des habitations, les flics en ont profité pour arrêter un camarade pour défaut de papier. Bref, une véritable opération de police politique menée par des RG et des flics du commissariat rue Riquet dans le 19ème . C’est dans ce comico qu’a été amené notre camarade sans-papier. Il a été libéré lors de l’appel du jugement de la « détention et liberté » (35bis) après 5 jours de lutte : manifestation devant le commissariat et blocage de l’avenue de Flandres pendant 2 heures avec des personnes du quartier ; refus de sortir de la salle d’audience du 35 bis après la décision du maintien au centre de rétention, diffusion des communiqués du retenu, manifestaion devant le centre de rétention…

Suite à ces perquisitions, la pression policière s’est maintenue pendant toute la durée des élections et les jours de manifestation qui ont suivi : *présence policière devant les lieux, *filatures visibles de certaines personnes les fréquentant, *contrôles d’identités répétés autours de ces squats, voire juste devant la porte d’entrée *dans le 19ème, un habitant se dirigeant en voiture vers le squat perquisitionné s’est fait poursuivre dans la rue par les flics. Il s’est fait arrêté sans explication ni accusation. Son tord est d’habiter dans ce lieu… Il a passé 20 heures en garde à vue au commissariat Riquet pour défaut de papier.

Voilà aujourd’hui un aperçu des pratiques de l’Etat et de sa police. Organisons-nous pour faire circuler les informations sur ce type de montage policier et d’opération de fichage politique.

le mercredi 23 mai 2007 à 17h25

Sources : http://paris.indymedia.org/article.php3 ?id_article=81967

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