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Paris : dans l’histoire du Fouquet’s, Paco & Damien restent en prison
(Le 22 juin 2007)

Long séjour en prison pour des anti-Sarko

Le parquet de Paris s’est opposé à la remise en liberté de deux manifestants [affaire du Fouquet’s].

Par Karl LASKE Libération : vendredi 22 juin 2007

On connaissait le « référé liberté » demande de remise en liberté en urgence. On découvre le « référé détention ». Le parquet de Paris vient d’user, avec succès, de cette disposition introduite par l’ex-garde des Sceaux Dominique Perben, pour s’opposer à la libération de deux militants accusés de « tentative de dégradation par incendie » à proximité du Fouquet’s et « fabrication d’engin incendiaire ». Le juge d’instruction Pierre Dubois avait rendu, lundi, une ordonnance de remise en liberté, sans tenir compte du caractère désormais « sensible » de l’hôtel quatre étoiles. Les faits se sont produits durant la nuit du 10 au 11 mai dernier ( Libération du 18 mai), soit quatre jours après la fête du nouveau président. Une voiture avait été visée un peu par hasard, mais le cocktail Molotov ne s’était pas enflammé comme prévu, et les agents de sécurité du Fouquet’s avaient mis fin à l’expérience. La Brigade de répression du banditisme (BRB) a été chargée de l’affaire. Originaire de Tours, Damien Signoret, 20 ans, considéré comme l’auteur principal, révèle le nom de celui qui l’héberge à Paris, et la police intervient chez lui : Michel Gaucher, dit Paco, un libertaire de 56 ans, bien connu des services de police. Paco est embarqué, placé en garde à vue, et bientôt mis en examen à son tour pour « complicité » dans la tentative de dégradation, et surtout « recel » des produits inflammables. Damien et Paco sont tous deux écroués. Après plus d’un mois d’incarcération, le juge conclut que leur dossier n’exige pas un maintien en détention. Plus de risque de concertation, et surtout plus d’objectif à supposer qu’ils en aient eu. « Aucun élément ne permet d’imputer à Michel Gaucher une quelconque complicité dans la dégradation », a souligné, hier, Me Irène Terrel, son avocate. « Les faits ont été reconnus par Damien, qui n’a cessé d’affirmer qu’il avait agi seul, sans en avoir averti quiconque. » Pour rassurer complètement l’accusation, l’avocate avait signalé qu’une connaissance de Paco, Daniel Bas, le père de l’ex-ministre de la Santé, ancien secrétaire général de l’Elysée, s’était offert de servir de relais pour Damien à sa sortie de prison. Sans succès.

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