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La Police du Var teste le signalement de délits par e-mail
(Le 7 décembre 2007)

La Police du Var teste le signalement de délits par e-mail

Le commissariat central de Toulon recevra bientôt des témoignages de délits ayant eu lieu dans le département par le biais d’une adresse e-mail dédiée. Textes, mais aussi photos et vidéos acceptés...

Arnaud Devillard , 01net., le 07/12/2007 à 18h45

C’est l’adresse de messagerie électronique qui suscite tous les fantasmes : police.83@interieur.gouv.fr. Elle doit être ouverte au grand public dans quelques jours par la police du département du Var, selon le quotidien Var-Matin , et ce vendredi soir, l’adresse n’était pas encore active. Tout le monde pourra s’en servir pour envoyer aux forces de l’ordre un mail témoignant d’un délit, d’une infraction, en écrivant un texte relatant les faits mais aussi en envoyant photos et vidéos en pièces jointes. Les messages arriveront au commissariat central de Toulon où ils seront traités. C’est-à-dire que les policiers trieront ce qui est de leur ressort, retiendront ou non telles ou telles affaires et vérifieront les dires des expéditeurs.

Au moins une condition est nécessaire : que les faits soient du ressort de la Police et se soient déroulés dans le Var. Pour le reste, notamment sur l’encadrement par la justice et sur ce qu’il adviendra des faits relevant d’autres autorités de police que celle du Var, c’est encore très flou. La Direction départementale de la sécurité publique ne s’exprime pas sur le sujet.

Un commissariat virtuel

Le projet est une initiative locale et n’émanerait pas du ministère de l’Intérieur. Lequel dispose de son propre projet de « commissariat virtuel », censé être testé cette fin d’année et permettre aux citoyens d’entamer une procédure de dépôt de plainte contre X, ne citant personne nommément. Sur la messagerie police.83, en revanche, rien ne semble interdire de donner des noms...

Interviewé sur RMC jeudi 6 décembre, Joaquin Masanet, le secrétaire général de l’UNSA Police, syndicat majoritaire dans la profession, est résolument hostile au dispositif, qui laisserait la porte ouverte à trop de dérives et d’avis. Ce genre d’appel à témoins, selon lui, devrait rester réservé aux affaires criminelles, comme cela a été le cas pour l’enquête sur l’incendie criminel d’un bus à Marseille et les tirs sur les policiers lors des émeutes de Villiers-le-Bel.

L’antenne varoise du syndicat dénonce une adresse mail « spécialisée dans la délation » . Le secrétaire général du Syndicat général de la Police-FO, Nicolas Comte, lui aussi sur RMC, rappelle que la dénonciation calomnieuse reste punie par la loi et estime que, même envoyé anonymement, un message électronique laisse beaucoup de traces sur les réseaux, plus qu’une lettre classique.

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