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Toulouse : 18 mois pour un molotov contre les CRS
(Le 10 janvier 2008)

Violences urbaines. Les incidents lundi et mardi soir autour de Bagatelle à Toulouse stigmatisent un quartier qui se dégrade lentement et sûrement.

Bagatelle : l’offensive policière

Cette fois, trop c’est trop. Réclamé depuis des semaines par des riverains exaspérés et des observateurs de plus en plus inquiets devant la lente dérive constatée aux pieds des tours, la sécurisation du quartier Bagatelle, une cité « sensible » de Toulouse, est annoncée. Hier après-midi, la police a envoyé sur place des effectifs en nombre. Des fonctionnaires spécialisés dans le maintien de l’ordre, dans l’interpellation et même une équipe cynophile. « Et nous resterons le temps qu’il faudra. Le temps que certains jeunes habitants comprennent qu’il existe d’autre façon de s’amuser que de brûler les voitures et de caillasser policiers ou pompiers. Et le temps que la population retrouve la tranquillité qu’elle mérite », annonce le contrôleur général Breque, patron de la sécurité publique.

Prémonitoire, lundi, le procureur général Davost avait souligné l’ampleur des violences urbaines à Toulouse. Et ses effets dévastateurs notamment à Bagatelle où le nombre de faits a doublé sur une année (à fin novembre, 405 faits contre 227 en 2006). Lors de la même après-midi, les magistrats du tribunal correctionnel envoyaient pour les dix-huit prochains mois un garçon de 20 ans en prison. Fin novembre, il avait expédié un cocktail Molotov sur les CRS à... Bagatelle. Le soir, les policiers étaient pris pour cible. Et mardi soir, nouvelles violences (notre édition d’hier). Le préfet, sans doute fatigué de ce feuilleton sans fin, a provoqué une réunion hier après-midi pour rappeler au patron de la police toulousaine qu’il n’était que temps de stopper l’hémorragie.

« Un pansement de plus sur une jambe de bois », glisse un observateur familier du secteur et qui espère travail de fond et changements. Certains espèrent qu’il arrivera avec le grand projet de ville. Depuis deux ans, les tours tombent et seuls les remplacent de gros cailloux et des zones terreuses façon no man’s land. Pas de quoi se réjouir. Récemment, des élèves de l’école Falcucci ont été invités à dessiner leur vision du quartier. Sur les créations de ces enfants de moins de 10 ans, il ne manquait rien : ni les arbres, ni les tours, ni les voitures en feu...

La depêche du Midi,

Publié le 10 janvier 2008 à 08h38

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