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Brest : quatre comparutions pour avoir tiré sur des policiers lors des émeutes de 2005
(Le 21 janvier 2008)

A Brest, quatre jeunes gens comparaissent pour avoir tiré sur des policiers lors des émeutes de 2005

LE MONDE | 21.01.08 | 15h23 • Mis à jour le 21.01.08 | 15h23

BREST CORRESPONDANT

Quatre jeunes gens, âgés de 20 à 24 ans, comparaissent à partir du lundi 21 janvier devant le tribunal correctionnel de Brest, pour avoir participé le 7 novembre 2005 à des violences dans le quartier de Pontanezen. Fait rare lors des événements de 2005, trois coups de feu avaient alors visé les forces de police. Un cinquième prévenu, qui se trouvait en régime de semi-liberté, a pris la fuite en décembre 2007.

Les violences urbaines qui avaient débuté le 27 octobre 2005 à Clichy-sous-Bois en Seine-Saint-Denis ont gagné Brest quelques jours plus tard. Le 6 novembre, une concession Renault est incendiée. Pour ces faits, deux mineurs ont été condamnés à quatre mois de prison ferme en septembre 2007.

Le 7 novembre, les pompiers sont appelés vers 20 heures pour un incendie à l’école Nattier, dans le quartier de Pontanezen. Plusieurs foyers ont été allumés, à l’intérieur du bâtiment, dans les locaux de l’Association brestoise pour l’alphabétisation et l’apprentissage du français pour les étrangers (Abaafé). Mais ce soir-là, c’est l’école qui est visée. Les SMS relevés lors de l’enquête en témoignent : l’objectif est de "cramer Nattier". Des échanges évoquent la volonté de faire "comme à Paris" et de "niquer Sarko".

COUPS DE FEU

Vers 21 heures, un groupe de vingt à trente personnes, portant cagoule ou foulard, s’attroupe devant un véhicule de police. Pierres, bouteilles vides et cocktails Molotov sont lancés sur la voiture, qui parvient à se dégager. Mais deux coups de fusil sont tirés, à hauteur des vitres. Le bris de verre causera à une jeune fonctionnaire de police des lésions à un oeil et une contusion au cuir chevelu. Le traumatisme causé entraînera une incapacité temporaire de travail de trente-trois jours. Quelques secondes plus tard, un troisième coup de feu est tiré en direction d’un second véhicule de police. Selon les policiers brestois, c’est la première fois que des tirs visent les forces de l’ordre lors de violences de ce type dans la ville.

Le quartier de Pontanezen avait déjà connu des incendies volontaires. En juin 2000, la bibliothèque avait brûlé, suivie en 2003 par la mairie annexe.

Ce quartier d’une dizaine d’hectares compte 4 000 habitants, dans neuf tours et une barre d’immeubles. La moitié doit être détruite dans le cadre d’une opération de rénovation urbaine en cours. "Le futur tramway permettra aussi le désenclavement de Pontanezen", estime Hosny Trabelsi, l’adjoint au maire (PS) chargé du quartier. Dans le cadre d’un pôle multiservice, 260 000 euros étaient prévus pour un bureau de police. Il a été "remis en cause depuis", note avec amertume l’élu du quartier.

Les prévenus encourent une peine maximale de dix ans d’emprisonnement. L’un d’eux est en récidive. Ce jeune homme de 23 ans fut stagiaire footballeur professionnel de l’AS Monaco. Il a été condamné en décembre 2003 à trois ans d’emprisonnement dont un avec sursis, pour l’incendie de la mairie annexe.

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