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Rennes : trois mises en examen pour une attaque contre la douane
(Le 25 janvier 2008)

Voiture piégée : trois suspects en garde à vue

Trois jeunes hommes originaires de la région rennaise sont entendus depuis mercredi. Ils sont soupçonnés d’avoir commis, en novembre à Rennes, l’attentat raté avec les bonbonnes de gaz.

Depuis des mois, la brigade criminelle de la PJ avait mis un nom sur les auteurs présumés de la voiture piégée de Rennes. Le jeudi 8 novembre 2007, des passants avaient alerté les pompiers qu’une voiture flambait cours des Alliés, dans le centre-ville. Le véhicule, une Ford Orion, était coincé entre le bâtiment des Douanes et un autre immeuble. Les secours ont immédiatement remarqué qu’une bouteille de gaz avait été allumée dans l’habitacle.

Deux autres bonbonnes avaient été placées sur le siège arrière. Les pompiers avaient réussi à éteindre l’incendie. Les Douanes l’avaient échappé belle. Un fonctionnaire de permanence passait la nuit dans un logement de l’immeuble. La voiture incendiée avait été volée deux jours auparavant à Montauban, près de Rennes. Le propriétaire de la Ford avait été rapidement mis hors de cause. L’acte n’avait pas été revendiqué par ses auteurs.

Un groupe anarchiste

Fin novembre, la police contrôle à Toulouse une voiture avec trois jeunes à bord. Ils viennent de faire un essai avec des explosifs. Il en reste dans le coffre. Les policiers le découvrent durant la fouille. Les trois occupants font déjà l’objet d’une fiche de recherche pour vols aggravés en Bretagne. La PJ de Rennes les soupçonne d’avoir commis une série de délits, durant l’automne, dans la capitale bretonne. Les enquêteurs savaient que les trois suspects avaient des attaches au bord de la Garonne et avaient contacté leurs collègues du Midi.

Ils ont d’abord été mis en examen et écroués dans une maison d’arrêt parisienne pour la série de vols. La PJ a ensuite fait le rapprochement entre l’attentat manqué des Douanes, en novembre dernier à Rennes, et la découverte des explosifs dans la voiture du trio à Toulouse. Les enquêteurs ont préféré poursuivre leurs investigations et réunir d’autres éléments permettant de confondre les trois Bretons. C’est pourquoi ils ont été entendus plus tard.

Les personnes interpellées sont âgées d’une vingtaine d’années et sont originaires de la région rennaise. Deux d’entre elles ont déjà eu maille à partir avec la justice. Ces trois jeunes hommes revendiquent, selon la police, une appartenance à un groupe anarchiste peu connu et auraient motivé leurs méfaits de la sorte.

Mercredi matin, les trois jeunes ont été extraits de prison pour s’expliquer en garde à vue sur la voiture piégée devant les douanes. La police et le parquet restent très discrets sur le résultat de leurs auditions. Ils seront présentés aujourd’hui aux magistrats rennais en charge de l’enquête.

Ouest France, 25 janvier 2008

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RENNES, 25 jan 2008 (AFP) - 21h24

Incendie d’une voiture piégée devant les Douanes à Rennes : 3 mises en examen

Trois personnes ont été mises en examen vendredi à Rennes pour le vol d’un véhicule contenant des bouteilles de gaz et qui avait été incendié devant la direction régionale des douanes à Rennes début novembre 2007, a-t-on appris de source judiciaire. Deux hommes de 20 et 23 ans et une femme de 21 ans ont aussi été mis en examen pour fabrication et détention d’engins explosifs "dans le but de commettre des dégradations ou des dégradations par explosifs", a indiqué le procureur de la République dans un communiqué. Les trois personnes, qui ont été écroués, contestent les faits. Dans la nuit du 7 au 8 novembre, un véhicule avec trois bouteilles de gaz à son bord avait été volontairement incendié devant la direction des douanes à Rennes, sans faire de victime ni de dégât matériel. Une enquête pour "incendie volontaire" confiée à la police judiciaire a, selon le communiqué, "permis d’établir des rapprochements avec une explosion à Toulouse le 23 novembre 2007 ayant entraîné l’interpellation" des trois jeunes. Il est également apparu dans cette enquête que deux d’entre eux pourraient être impliqués dans une série de vols avec arme commis à Rennes peu auparavant, selon la même source.

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Voiture piégée : le pire évité cours des Alliés

Trois bonbonnes de gaz ont été retrouvées dans la voiture incendiée au pied de l’immeuble des douanes, dans la nuit de mercredi à jeudi.

Impossible, hier matin, d’accéder au cours des Alliés dans le centre de Rennes. Les policiers ont installé un périmètre de sécurité aux deux entrées de la rue. Une voiture volée a été incendiée dans la nuit au pied de la direction régionale des douanes. Trois bonbonnes de gaz étaient à l’intérieur.Vers 8 h, une trentaine de personnes patientent à la sortie du métro Charles-de-Gaulle, derrière un cordon de police. Ils travaillent à la Maison du Champ de Mars, aux Champs Libres ou au centre régional d’information jeunesse (Crij). Personne ne passe. Et tout le monde s’interroge.Aucun blessé« On attend depuis plus d’une heure. On ne sait même pas pourquoi », peste un ouvrier miroitier qui devait embaucher à 8 h sur le chantier de l’Espace jeunes. Certains parlent d’explosion, d’autres de voiture piégée... À 8 h 30, les démineurs de la sécurité civile venus de Nantes quittent les lieux. Le danger d’explosion est écarté. Le cours des Alliés rouvre aux piétons. Déjà une heure de retard au travail : les employés se dirigent au pas de course vers leurs bureaux, comme si de rien n’était.« En arrivant, ça a été la surprise de voir l’agitation dans la rue et près de nos locaux. Une fois le danger écarté, on s’est mis au travail normalement », indique Clément Pasquet du Crij. De leur côté, les douaniers réalisent qu’ils l’ont peut-être échappé belle. Deux des leurs dormaient dans le bâtiment visé dans la nuit de mercredi à jeudi.« L’ambiance est particulière », confie une fonctionnaire avant de s’engouffrer dans l’immeuble. L’intervention rapide des pompiers a permis de neutraliser les trois bonbonnes. L’incendie n’a fait aucun blessé et peu de dégâts. Juste un mur un peu jauni et un arbre aux branches calcinées. Les enquêteurs de la PJ avec l’aide la police scientifique et technique ont passé plusieurs heures, hier matin, près de la voiture incendiée à la recherche du moindre indice. Le préfet de Région, Jean Daubigny, s’est rendu sur place à 10 h 30, et s’est entretenu avec le patron des douanes « pour montrer [son] soutien face au risque que représente un tel acte. Les agents des Douanes travaillent ici 24 heures sur 24. »« C’est un acte criminel, réagit le maire Edmond Hervé. Il est important que les investigations menées aboutissent. »

Ouest-France, 9 novembre 2007

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Enquête. Les faux étudiants fabriquaient des bombes artisanales

Deux hommes et une femme ont été interpellés dimanche à Toulouse. Ils sont soupçonnés d’avoir fabriqué un petit engin incendiaire et d’avoir commis différents vols.

Ils ont 25, 22 et 21 ans. Ces deux garçons et cette fille ont été interpellés dimanche au milieu de la nuit par une équipe de la brigade anticriminalité (BAC) alors qu’ils circulaient dans les rues de Toulouse à bord d’une BMW.

C’est cette voiture, « signalée » depuis le début du week-end qui a attiré l’œil des policiers de la BAC. Un témoin avait relevé le numéro d’immatriculation après une « petite » explosion, du côté de Ginestous, vendredi en début de soirée. Les enquêteurs appelés sur place avaient découvert les restes d’un carton à chaussures qui contenait un dispositif de mise à feu et un produit inflammable. Vite mis à mal par un seau d’eau lâché par le voisin, cet engin incendiaire de faible puissance ressemblerait à un test.

Soutien des étudiants en grève

C’est le sentiment des enquêteurs du service régional de police judiciaire (SRPJ) qui ont pris la suite de leurs collègues de la sûreté départementale dimanche. Pour autant, les membres du groupe de lutte antiterroriste de la PJ restent prudents sur le profil des trois suspects. Malgré le mutisme des trois intéressés lors de leur garde à vue, les policiers ne devinent pas en eux des apprentis-terroristes. Parmi ce trio, originaire de Bretagne, l’un d’eux est quand même déjà connu pour « détention d’explosif ».

« Plus certainement des agitateurs d’occasion et des voleurs », lâche un proche du dossier. Les policiers ont en effet découvert dans leur véhicule, pied-de-biche et cagoules. Et dans le logement qu’ils occupaient près de la place du Capitole, des ordinateurs dérobés récemment dans les locaux de la faculté du Mirail. L’université, les suspects ne la fréquentaient pas dans le cadre des enseignements.

D’ailleurs, ils ne seraient pas titulaires du baccalauréat. En revanche, ils ont participé aux assemblées générales et ont voté pour le blocage ! Et ils revendiquent leur récent déplacement à Toulouse justement pour « soutenir » les étudiants en grève. Et pourquoi tester un engin explosif ? « Peut-être pour mettre le feu et agiter davantage les facs... », ose un enquêteur.

Comme de vieux délinquants aguerris, les deux copains ont donné de faux noms lors de leurs arrestations. Les vérifications ont vite démonté ce stratagème et elles ont permis de découvrir que les membres de ce trio étaient recherchés depuis plusieurs semaines par un juge d’instruction de Rennes. Ce dernier, et les enquêteurs de la PJ de Rennes les soupçonnent de différents vols commis avec violences, notamment des home-jacking ! Une activité qu’ils n’auraient pas pratiquée, à ce stade des investigations, à Toulouse. Présentés hier soir au parquet, les trois suspects ont été mis en examen. Les deux hommes ont été incarcérés.

La Dépêche du Midi, 27 novembre 2007

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8 novembre 2007 : tentative d’attaque à Rennes contre les Douanes.