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Drogenbos (Bruxelles) : La direction d’une entreprise chimique séquestrée

(25 avril 2009)

par

La direction d’une entreprise chimique séquestrée en Belgique

Le Parisien, 23.04.2009, 22h48

La direction de l’entreprise chimique Cytec à Drogenbos, une commune limitrophe de Bruxelles, a été séquestrée jeudi par des employés, a annoncé un représentant syndical à l’agence Belga.

Les dirigeants ont été séquestrés jeudi midi par des employés mécontents alors qu’étaient en cours des négociations sur un plan social prévoyant la suppression de 165 emplois sur ce site, a-t-il précisé.

"Après de nombreux palabres, nous avons finalement commencé les négociations mais pour l’instant, cela n’a rien donné. Les travailleurs ont dès lors spontanément arrêté le travail et ont garé un chariot élévateur devant l’entrée du bâtiment administratif. La direction, qui ne peut plus quitter le bâtiment, est donc en effet prise en otage", a indiqué à l’agence belge Koenraad Maertens, du syndicat socialiste FGTB.

Selon le syndicaliste, il ne s’agit cependant pour l’instant que d’une "prise d’otages symbolique", et la direction n’a pas mis fin aux négociations ou prévenu la police. "Elle continue à nous parler", ajoute-t-il. "Si la direction vient avec une proposition que nous pouvons présenter à la base, la prise d’otage prendra fin. Mais si elle ne satisfait pas nos attentes, l’atmosphère pourrait changer et la prise d’otages devenir sérieuse", a-t-il averti.

Le fabricant américain de produits chimiques spécialisés Cytec a annoncé début janvier une restructuration de ses activités sur le site de Drogenbos, prévoyant le licenciement de 87 ouvriers et 78 employés administratifs.

Cette restructuration prévoit l’arrêt de la fabrication de résines en poudre pour revêtements à Drogenbos et le transfert d’une partie des activités vers l’Italie.

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Cytec : direction libérée mais pas d’accord

24/04/2009 10:20

Les négociations menées dans l’entreprise chimique Cytec à Drogenbos au sujet d’un plan social de restructuration prévoyant la suppression de 165 emplois sur 550 n’ont livré aucun résultat. Les grévistes ont néanmoins laissé les membres de la direction quitter les locaux.

Direction et syndicats ont en effet négocié en vain dans la nuit de jeudi à vendredi jusqu’à 4h30. Vendredi matin, les travailleurs ont mis fin à leurs actions et ont repris le travail. Les négociations reprendront mardi. "Nous sommes d’accord sur le recours à la prépension à partir de 52 ans mais nos avis divergent sur le salaire de référence brut sur base duquel les prépensions seront calculées", , a expliqué Koenraad Maertens, du syndicat socialiste. "La discussion porte aussi sur les indemnités en cas de licenciement sec d’ouvriers et d’employés. Nous demandons une prime supplémentaire sur base de l’ancienneté mais la direction ne veut pas en entendre parler". Dès le début des actuelles négociations, jeudi midi, le personnel de Cytec a arrêté le travail. Les portes du bâtiment administratif ont été bloquées et la direction a été séquestrée. Lorsque les négociations ont été interrompues sans succès, les grévistes ont laissé les membres de la direction quitter les locaux. (NLE)



Référence : http://cettesemaine.free.fr/article.php3?id_article=2179